Conjoncture : Le département souffre mais ne rompt pas
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Conjoncture : Le département souffre mais ne rompt pas

À l'instar des autres départements bretons, les Côtes-d'Armor auront souffert de la crise économique. Mais dans le marasme ambiant, notre territoire est parvenu, d'une manière générale, à tirer son épingle du jeu. Numéro réalisé par Julien Uguet, Hélène Collet et Bénédicte Hascoët - Crédit infographie: Vincent Morel

Pas facile de dresser un bilan de l'activité des Côtes-d'Armor tant la situation économique a été chamboulée au cours des 18 derniers mois. Pour autant, dans le marasme ambiant qui a guidé la vie des entreprises depuis septembre2008, date des premiers éclats financiers outre-atlantique, le département a su tirer parti de sa situation de territoire, certes petit par sa taille, mais dynamique par la qualité des acteurs qui le constituent.




L'agro tire vers le haut

La chute de feu l'empire Celeos, le feuilleton médiatique Chaffoteaux-et-Maury, le déclin, annoncé, des mastodontes Alcatel et France Télécom à Lannion ne doivent pas être les quelques arbres qui cachent la forêt. Une forêt d'autant plus dense qu'elle est composée d'une kyrielle de PME, qui continuent de faire le dos rond en attendant des jours meilleurs. Les Côtes-d'Armor présentent cette spécificité de s'appuyer sur un tissu agricole et agroalimentaire prédominant. Des IAA moins directement touchées par la crise que l'automobile, le BTP ou l'industrie. Stalaven, Celtigel, Cooperl, Daunat, Le Gouessant, Amice-Soquet en sont les principaux fleurons. Ces structures coopératives ou familiales ont pleinement joué leur rôle de stabilisateurs de l'emploi. En réduisant toutefois la voilure sur l'intérim ou en ayant recours au chômage partiel. Qu'importe, ces pourvoyeurs d'emploi en masse, par leur positionnement milieu de gamme, par leur politique d'acquisition, voire de rapprochement, ou enfin, par la stabilité de leur leadership, n'ont jamais alimenté la chronique hebdomadaire des plans sociaux. Bien sûr, la relative bonne santé de l'agroalimentaire ne doit pas occulter les difficultés de certains secteurs. À commencer par le BTP qui doit faire face à un recul sans précédent des mises en chantier, compensé partiellement par une hausse de la commande publique dans le cadre du plan de relance. Certains se plaisent à penser que la crise aura permis de «faire le ménage» dans un secteur foisonnant. Il n'empêche, toute la filière est touchée de plein fouet. Et toute la profession croise les doigts pour que 2010 reparte sous de meilleurs auspices.

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