Comptes : Les groupes de l'Est sur la voie des IFRS
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Comptes : Les groupes de l'Est sur la voie des IFRS

Quelles sont les pratiques en matière de comptes consolidés dans les groupes de l'Est de la France? KPM

G a lancé une étude sur fond d'harmonisation internationale des normes comptables. Une centaine de groupes de l'Est de la France a répondu au questionnaire sur les comptes consolidés, proposé par KPMG. Cette étude concerne la Champagne Ardenne, la Lorraine et l'Alsace. Les pratiques d'établissement tendent à se rapprocher des normes comptables internationales (IFRS). Notamment, depuis le début des années 2000, via une refonte des normes comptables françaises (CRC 99-02). KPMG a lancé cette étude pour avoir une vision plus précise de l'application de ces normes dans les groupes du grand Est.




Sur la voie des IFRS Pour Denis Trautmann, associé chez KPMG, l'analyse des comptes consolidés présente un véritable avantage. «Les comptes consolidés bénéficient d'une autonomie par rapport à la fiscalité et aux règles comptables des comptes sociaux. Ne servant pas de base de calcul de l'impôt, ils ont pour objectif la recherche de la meilleure information économique et financière possible. Cela permet d'avoir une vision beaucoup plus précise de la rentabilité du groupe. Ce qui freine les entrepreneurs, c'est la complexité apparente de la démarche. Une minorité privilégie encore l'utilisation d'anciennes méthodes de calcul pendant qu'une large part des entreprises privilégie les méthodes dites préférentielles qui se rapprochent des IFRS. Ces choix doivent clairement se trouver documentés dans l'annexe aux comptes consolidés.» En clair, il est toujours intéressant de se pencher sur ces pages annexes. «C'est cette information annexe qui est le plus gros pas à franchir pour passer aux IFRS», constate Denis Trautmann.

Trois cas de figure

«Si l'on en juge par le degré d'application des méthodes préférentielles et de la nouvelle réglementation d'une manière générale, les groupes de l'Est de la France sont pour une large majorité sur la voie des IFRS.» Le spécialiste distingue trois grands cas de figure. Les groupes à actionnariat industriel ou familial restent éloignés de l'adoption du référentiel IFRS, à moins d'être présents à l'international et de vouloir se comparer à des concurrents étrangers. Quand l'actionnariat est financier, la demande est plus pressante. Quant aux entreprises cotées (13 dans le panel), elles sont tenues de présenter leurs comptes selon le référentiel IFRS. Pour elles, il s'agit d'un outil pour leur communication financière. «Les normes IFRS doivent encore évoluer, mais à terme, une convergence entre les référentiels nationaux et le référentiel international semble se dessiner.On évoque parfois l'idée d'une norme spécifique aux PME mais les avis d'experts restent partagés. Les évolutions à venir viendront probablement corriger les difficultés d'application observées pour rendre les normes applicables sur un plan plus large», conclut Denis Trautmann.






L'étud




e complète est disponible auprès de Denis Trautmann; 03.




90.22.06.00; @email

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