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Complexité administrative : les dirigeantes du bâtiment en première ligne
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Complexité administrative : les dirigeantes du bâtiment en première ligne

Le Groupe femmes de la FFB56 compte 235 adhérentes dont beaucoup de codirigeantes. Problématique nº 1 ? Faire face à la complexité administrative qui s'est accrue « au plus mauvais moment ». Les femmes du secteur sont en première ligne : elles assument très souvent les missions de gestion, compta ainsi que la gestion de conflit.

Elles représentent 11.9 % des effectifs dans le bâtiment (7 % en Bretagne) et jusqu’à 46.1 % des employés et des techniciens et 18 % des cadres : « Les femmes aussi ont le bâtiment dans la peau », pour citer, une fois n’est pas coutume, le slogan de la Fédération Française du Bâtiment (FFB). Représenté par Sylvie Riva, déléguée du groupe femme (codirigeante de CIBS à Saint-Avé), le groupe organise au moins 4 réunions thématiques par an (gestion des conflits, RH, management, lecture du bilan, injonctions de payer...). Pour ces femmes, toutes issues du premier cercle de direction de leur entreprise (conjointes, dirigeantes, actionnaires...), le groupe de la FFB56 est un lieu d’échange qui permet de ne pas se sentir isoler dans des problématiques qu’elles partagent toutes au quotidien dans leur entreprise : « Nous sommes à 60 % issues d’entreprises de moins de 10 salariés, il y a des filles qui ont repris des entreprises familiales, d’autres qui sont associées avec leur conjoint... »

La complexité est montée d’un cran au plus mauvais moment

Les problématiques ? « La simplification administrative ! », répondent, unanimes, Sylvie Riva, Carine Le Gal, suppléante sur le secteur lorientais (codirigeante des Cuisines Le Gal qui emploient 9 salariés à Languidic) et Sandrine Garaud, suppléante sur le secteur vannetais (elle codirige les Ets Garaud, 31 salariés, à Plescop). Toutes les trois partagent un point commun : elles sont associées à leurs conjoints et assurent les compétences RH, compta et gestion dans leur entreprise quand leurs maris sont orientés vers les missions de chef de chantier et/ou de développement commercial. «On avait besoin de cette solidarité, ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le groupe s’est constitué au plus fort de la crise. La complexité administrative est montée d’un cran au plus mauvais moment. » Les besoins d’échange et de formation sont importants, c’est d’ailleurs dans l’ADN de la FFB 56 : « Une aide et un soutien précieux. Nous allons prochainement aborder la gestion de conflit, la gestion du stress, c’est typiquement nos problématiques de tous les jours », constate Sylvie Riva. Le groupe s’attendait à devoir combattre certains clichés, il n’en a rien été. Le machisme semble de l’histoire ancienne, y compris dans les conseils d’administration. « Il existe encore à l’école. On a participé à des forums des métiers dans des collèges et là, on se rend compte qu’il y a du travail en terme d’image. » L’image des femmes dans la profession, comme du bâtiment en lui-même : « Même si c’est peut-être moins vrai qu’avant, les familles préfèrent toujours voir leur enfant devenir médecin. Il y a un vrai travail de pédagogie alors que le secteur renoue avec les recrutements. »

Prochaines réunions le 27 avril à Vannes, les 22-23 juin à Rennes, le 14 septembre à Caudan, le 30 novembre à Vannes. Contact : @email

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