Company Campus : Création d'un amorceur d'amorçage
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Company Campus : Création d'un amorceur d'amorçage

Numérique Huit start-up nantaises se sont regroupées pour créer Company Campus. Cet incubateur souhaite maintenant attirer un fonds d'amorçage.

Huit start-up nantaises (*), la plupart installées au sein du bâtiment de l'Ile Rouge sur l'Ile de Nantes, viennent de se regrouper pour créer le Company Campus, un espace collaboratif qui se revendique comme le premier «self incubateur» dans l'Ouest. «Pour prendre une métaphore, un incubateur, c'est une poule qui couve ses oeufs. Un self incubateur, ce sont plein de petits poussins qui se serrent entre eux pour se tenir chaud», explique Quentin Adam, dirigeant de Clever Cloud, une des start-up impliquée dans le projet Company Campus. Ces huit entreprises sont habituées à travailler en mode collaboratif, partageant le même plateau et les mêmes bureaux puisqu'aucun n'est attribué. «Ici, entre start-up, nous partageons toutes nos ressources, qu'elles soient techniques, humaines et commerciales. On vit ensemble et on grandit ensemble. C'est du benchmark permanent. On a tous des moyens différents, on les mutualise pour monter en compétences», poursuit Quentin Adam.




Sélectionner et labelliser les projets

Et la structure compte s'ouvrir. Le nouvel incubateur privé entend maintenant sélectionner et accompagner les startupers présentant de véritables potentiels économiques et d'innovation. Ils pourront ainsi bénéficier sur place des nombreuses ressources du campus technologique de l'Ile Rouge. Mais à défaut d'avoir fait leur preuve au bout de trois mois et d'être labellisés Company Campus, ils devront plier bagage. Mais Company Campus voit au-delà de ce seul rôle d'accompagnateur. Sur le modèle du fonds d'amorçage américain Y Combinator, le nouvel incubateur nantais souhaite en effet convaincre un fonds d'investissement d'injecter entre 20.000 et 50.000€ dans les start-up qu'il aura labellisé. «L'idée, à terme, c'est d'attirer un fonds d'amorçage qui prendrait entre 5 et 20% du capital des sociétés incubées. Nous faisons donc un appel du pied aux financiers. On va faire la preuve par l'exemple que les projets incubés fonctionnent afin de pouvoir les convaincre», conclut Quentin Adam.
(*) Tuttivox, Clever Cloud, Eklaweb, Inéance, Transway, Checkspear, Unicorn4IT et Eklablog

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