Communiquer.. : Oui, mais à bon escient !

Communiquer.. : Oui, mais à bon escient !

Saint-Étienne souffre d'un déficit de marketing territorial. Tous les acteurs politiques et économiques de l'agglomération stéphanoise s'accordent à le dire. Le président de la toute neuve CCIT, André Mounier, l'a encore rappelé à l'occasion des voeux. «Nous devons absolument accroître notre notoriété et nous doter d'une nouvelle image. C'est l'un des dossiers majeurs de la gouvernance». Après l'ASSE et le design, Saint-Étienne semble s'être trouvée un nouveau vecteur de communication: le bio. Avec 60% de bio dans les menus des cantines stéphanoises en janvier2011 et un objectif de 100% en 2014, notre chère capitale forézienne se positionne comme la première ville bio de France. Sur le plan économique, Saint-Étienne et la Loire dans son ensemble sont également identifiées comme ?éco-territoire?. Pourtant notre économie et notre image sont aujourd'hui sans doute plus bio-dégradées que bio-dynamiques! Et ce n'est pas le marketing territorial qui y changera grand-chose. Communiquer hors de nos frontières... Oui, mais avant de penser au contenant, ne faudrait-il pas se pencher sur le contenu? Ce contenu, certaines PME, écoles, laboratoires s'attachent à l'étoffer chaque jour. La récente reconnaissance par l'État de Manutech en est l'illustration parfaite. Malheureusement, leurs innovations et savoir-faire ne trouvent d'échos que par le faire savoir. Et ce n'est pas en adoptant l'adage cher aux Ligériens, «pour vivre heureux, vivons cachés», que l'on comblera le déficit d'image de notre territoire. @email

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