En France, avec une croissance en berne et des perspectives incertaines, l’activité économique ralentie plombe la compétitivité des entreprises et impacte lourdement leur bilan. L’une des premières conséquences est l’explosion des défaillances d’entreprises : plus de 60 000 défaillances d’entreprises étaient attendues à fin 2024 en France. Un niveau record d’avant covid, qui se rapproche des chiffres observés après la crise de 2008.
Pourtant, peu d’économistes osent parler de crise économique. Ils considèrent qu’il s’agit d’un mécanisme de régulation naturel des marchés post-covid. Les nombreux dispositifs étatiques (quoi qu’il en coûte, PGE…) ont maintenu artificiellement l’économie sous perfusion. Des entreprises fragiles, qui auraient dû disparaître, ont ainsi pu poursuivre leur activité.
Des contextes inédits
Si les petites entreprises (1 à 9 salariés) sont particulièrement touchées (9 défaillances sur 10), on observe un nouveau phénomène : des entreprises en difficulté tombent directement en liquidation judiciaire, sans passer par l’étape du redressement judiciaire… Un changement de taille dans les échanges commerciaux B2B où, du jour au lendemain, sans prévenir, des entreprises cessent d’honorer leurs engagements, sans aucune forme de recours possible…
L’enjeu de la maîtrise des risques
Si le constat est posé, il n’y a pour autant pas de fatalité pour les entreprises qui restent. Plusieurs stratégies gagnantes existent pour intégrer le risque et être résilient dans ses approches, particulièrement dans l’univers B2B.
Être en veille permanente sur son écosystème : la bonne connaissance de son environnement interne et externe, de son marché, de ses produits est cruciale en période compliquée. Cela doit se traduire par le choix d’indicateurs de pilotage fiables, pertinents et structurés. La data est aujourd’hui la première ressource d’une entreprise pour le pilotage.
Cultiver l’adaptabilité et être réactif : dans un monde qui bouge vite, il faut bouger encore plus vite et savoir bien s’entourer ! Il faut revoir et ajuster son business model en permanence. S’il faut une vision, un projet, un cap sur le long terme, il faut aussi des stratégies court terme qui s’adaptent quasi en temps réel à chaque contexte.
Cultiver l’excellence et l’expertise : c’est la première source de différenciation d’une entreprise. Elle combine la dimension humaine (compétence et formation des experts), technique (performance des outils) et technologique (comme l’IA). La combinaison de ces trois dimensions permet de se positionner en tant qu’acteur de référence, capable de décider efficacement, particulièrement dans un contexte chahuté.