«Quand nous avons créé l'entreprise en 2008 avec mes deux associés, nous avons postulé à un appel d'offres public auprès du Conseil général de Paris. Nous n'avons pas eu peur de le faire car avec notre savoir-faire spécifique sur la technologie informatique Java, nous pensions que ça allait suffire. C'était un marché qui s'élevait à 60.000euros. Nous avons fini deuxième. Nous avons essayé de savoir pourquoi on n'avait pas fini premier, mais on n'a jamais su. On ne s'est pas arrêté à cette première tentative. Nous avons répondu à deux autres appels d'offres et là nous n'étions pas bien placés du tout. Nous avons compris que même dans les administrations publiques, il y a énormément de lobbying. Les SSII défilent dans les ministères et les grands organismes. Nous, avec notre petite taille, nous ne pouvons pas assumer ça. Du coup, dans un premier temps, nous n'avons plus répondu à un appel d'offres pendant un an. Par la suite, nous avons contacté les SSII bien installées et nous avons travaillé avec elles comme sous-traitants. On leur fournissait la partie technique des appels d'offres et en échange, on assurait la prestation. Mais la marge était faite au niveau des SSII, nous, on ne gagnait pas beaucoup d'argent. Il nous fallait trouver d'autres solutions.
Le coup de pouce de la CCI
En décembre2009, nous avons été sélectionnés avec 29 autres entreprises pour suivre le dispositif de formation et d'accompagnement pour l'accès aux marchés publics mis en place par la CCI de Mulhouse. Nous avons bénéficié de trois sessions de formation, d'une veille personnalisée opérée par une société qui nous aidait à sélectionner les marchés, et d'une aide de Caneva, une société qui nous a aidés à répondre à un appel d'offres. Notre collaboration avec cette entreprise spécialiste des marchés publics a été très intéressante pour nous. Elle nous a montré qu'il fallait poser des questions ciblées et ne pas négliger le contenu de la réponse.
Obtenir un gros marché
Cette année, nous avons répondu à trois appels d'offres et nous sommes en train de rédiger le quatrième. Nous avons décroché un marché public auprès du CNRS à Strasbourg, il y a six mois. C'est un petit marché qui fait moins de 10.000euros, mais c'est une bonne référence. Nous avons été deuxièmes auprès des Douanes car on nous a reproché d'être trop chers. Et nous attendons une réponse pour un appel d'offres auquel nous avons répondu en groupement avec un partenaire à Paris. Notre objectif serait d'obtenir un gros marché. Nous n'hésiterons plus à répondre quand on trouvera un appel d'offres intéressant».
Jnesis
- Mulhouse - Directeurs: Jean-Philippe Ehret et Vladimir Bueb - Trois salariés - Chiffre d'affaires 2010: 130.000euros - @email - Tél.: 03 89 36 60 39