Comité mécanique : Créer un pôle de compétences pour changer l'image
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Comité mécanique : Créer un pôle de compétences pour changer l'image

Mécanique Avec le soutien de la Fédération des industries mécaniques, le comité mécanique d'Alsace veut faire entendre sa voix et redorer son image dans la région.

Elles sont 760 en Alsace, dont 600 PMI, employant 32.000 salariés. Les entreprises alsaciennes de mécanique représentent le premier pôle industriel de la région mais elles sont méconnues. Comme dans le reste de la France, d'ailleurs. La présence, le mois dernier à Strasbourg, du président national de la Fédération des industries mécaniques, Jérôme Frantz, avait valeur de symbole. Aux côtés du président du Comité mécanique Alsace, Gilbert Fischer, il a rappelé les enjeux nationaux, déclinables au niveau local: «L'industrie mécanique a été créatrice nette d'emplois entre2005 et2008, puis à nouveau à partir de 2011», a-t-il rappelé. La conjoncture a ralenti la cadence tout au long de 2012, mais l'on devrait tout de même terminer l'année à +3%. «On est même sur du +15% dans la machine-outil, et +20% dans le machinisme agricole. Ces métiers dont on dit qu'ils ne sont plus phares en France marchent encore très fort», constate Jérôme Frantz. Selon la Fim, 59% des chefs d'entreprises disent avoir du mal à recruter...




Organisation et financement

C'est dans ce contexte que Gilbert Fischer compte bien faire avancer les pions de la mécanique en Alsace. «Nous souhaitons créer un pôle de compétences d'une cinquantaine d'entreprises de mécanique», explique-t-il. Un laboratoire des bonnes pratiques de la profession qui doit permettre d'en améliorer la compétitivité. Développement du marketing et de la communication, recherche de financements, modernisation de l'outil de production... Tous ces points seront passés à la moulinette du pôle. Avec un leitmotiv: «Une entreprise doit investir 5% de son CA pour éviter les pertes de compétitivité, 5% dans le marketing et 5% dans l'innovation», martèle Gilbert Fischer. Il milite aussi pour un montage financier innovant destiné à compenser «la frilosité des banques» à l'heure de financer l'investissement matériel. «Nous proposons un système de garantie des prêts impliquant à 50% Oséo, à 30% la Région Alsace et à 20% la Région où est produit le bien d'équipement», explique Gilbert Fischer, «afin d'améliorer la productivité de nos PMI». Ce dernier a également réclamé une hausse de la prise en charge des démarches export (Coface, Région et CCI) à hauteur de 70%, remboursables en cas de succès. «Ces aides n'auraient d'autre but que de faire croître nos chiffres d'affaires», a-t-il conclu, «et nous pourrions inscrire dans nos business plans, en contrepartie, une croissance de 5% de nos effectifs pendant 5 ans».

Comité mécaniqueAlsace



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