Citef : Le fabricant de bennes sort la tête hors de l'eau
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Citef : Le fabricant de bennes sort la tête hors de l'eau

Placé en procédure de sauvegarde en juin dernier, le fabricant de bennes Saint-Chamonais vient de voir son plan de sortie accepté par le Tribunal de commerce. Présent sur le récent salon Solutrans à Lyon, l'entreprise semble prête à repartir sur de bonnes bases.

Le fabricant de bennes et déchetteries mobiles de Saint-Chamond, Citef, respire. «On sent que ça commence à repartir», se réjouit le dirigeant, Aymar de Seroux.




Reprendre de l'air

Présent sur le salon Solutrans qui s'est tenu à Lyon le mois dernier, il a présenté notamment deux innovations: la benne à éjection sur semi-remorque ou porteur et la benne à vérin frontal. «Nous avons eu de très bons contacts. Je suis confiant». Après un an de procédure de sauvegarde, Citef semble, en effet, reprendre du poil de la bête. Son plan de sortie a été validé, début mars, par le tribunal de commerce de Saint-Étienne. «Nous sommes sous la protection de cette procédure, à ma demande, depuis juin2009. C'est une très bonne mesure qui nous a permis de reprendre un peu d'air. Au-delà des aspects financiers du redressement de la trésorerie, nous avons mis cette période à profit pour améliorer notre production».




Se recentrer sur son métier

Aymar de Seroux compte aller encore plus loin en adoptant une nouvelleorganisation. «Aujourd'hui, nous faisons tout. Excepté les vérins, les pneus et les essieux. D'ici le 2e semestre, nous allons nous repositionner sur le produit fini, que nous maîtrisons parfaitement, en ne faisant plus que de l'assemblage. Cela me permettra de diminuer mes coûts de revient. À chacun sa spécialité». Mais pas question pour autant d'aller s'approvisionner en Europe de l'Est ou en Asie. «Si tout le monde raisonnait ainsi, il n'y aurait plus du tout d'outil industriel en France. Il faut que chacun fasse des efforts!». Cette nouvelle organisation permettrait aussi à l'entreprise de se consacrer à une nouvelle activité. «Aujourd'hui, nous travaillons à 2/3 pour les bennes, 1/3 pour les déchetteries mobiles. J'aimerais que l'on s'oriente vers une niche, un secteur peu concurrentiel. Je ne sais pas laquelle mais j'y réfléchis sérieusement», confie Aymar de Seroux.

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