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Cinq millions d'euros pour le nouveau bateau-porte du port de Brest
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Cinq millions d'euros pour le nouveau bateau-porte du port de Brest

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Le nouveau bateau-porte de la forme de radoub n°1 du port de commerce de Brest vient d’être inauguré. Une infrastructure clé pour la compétitivité de la réparation navale brestoise, dans laquelle BrestPort a investi cinq millions d’euros. Et ce n’est qu’un début…

Le nouveau bateau-porte du port de commerce de Brest représente un investissement de cinq millions d’euros porté par BrestPort, la société gestionnaire du port pour le compte de la Région Bretagne — Photo : Jean-Marc Le Droff

Long de près de 32 mètres, large de plus de 6 mètres et pesant plus 600 tonnes, le nouveau bateau-porte de la forme de radoub n°1 du port de commerce de Brest vient remplacer son prédécesseur devenu obsolète après 120 ans de bons et loyaux services. "Au-delà de performances techniques accrues, ce nouvel équipement apporte aussi une meilleure sécurité d’exploitation et une fiabilité renforcée", se félicite Christophe Chabert, le directeur de BrestPort, la société gestionnaire du port pour le compte de la Région. Construit aux chantiers Ravestein à Deest (Pays Bas), ce nouveau bateau-porte a été mis à quai fin juillet dans le cinquième bassin.

Plus de 80 % de taux d’occupation à l’année

Pour mémoire, la forme de radoub n°1 est l’une des trois formes équipées de grues du rail du port de commerce de Brest, la forme 3 étant l’une des plus grandes d’Europe, et la deuxième cale sèche de l’Hexagone. Ces formes de radoub permettent la maintenance, l’entretien et la réparation de navires de tous tonnages, parmi lesquels des méthaniers et des navires de croisière. Les formes 2 et 3 sont majoritairement utilisées par le chantier naval Damen, poids lourd mondial de la réparation et de la reconversion navale, et qui partage par ailleurs la forme n°1 avec le chantier finistérien Piriou.

"Lors de son inauguration en 1912, la forme de radoub n°1 était la plus grande forme de réparation civile en France. Aujourd’hui, c’est la plus petite cale sèche du port, mais son activité est en plein renouveau depuis l’arrivée d’une antenne des chantiers Piriou en 2020. Il y a cinq ans, son taux d’occupation était proche de 0 %. Il dépasse aujourd’hui les 80 %, à la fois pour de la réparation et de la déconstruction, deux activités que nous voulons conserver car elles se complètent", souligne le directeur devant le remorqueur Abeille Normandie occupant la forme pour des travaux d’entretien.

15 millions d’euros pour moderniser l’aire de carénage

Et si ce nouveau bateau-porte à cinq millions d’euros est un événement en soi sur les quais du port de commerce, il ne représente qu’une partie du plan de modernisation de l’aire de carénage, qui vise à soutenir l’activité brestoise de petite réparation navale. "Cet équipement vient en complémentarité d’une nef et du futur élévateur à bateaux de 650 tonnes pour la manutention de navires dans une darse (bassin abrité, NDLR) dédiée, qui permettront de faire entrer les navires pour des opérations à couvert", indique Christophe Chabert, qui vise une livraison fin 2028. Au total, plus de 15 millions d’euros seront investis dans ces nouvelles infrastructures, ainsi que dans la remise en état des quais.

Accueillir aussi les industries véliques et l’innovation maritime

"Nous préparons également la transformation des anciens magasins de stockage de palettes pour accueillir la logistique des activités véliques et de cabotage, ainsi que celui d’un centre d’innovation et de dronisation maritime à l’horizon 2030", confie le directeur.

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