D Pour ce faire, il faut impliquer tous les secteurs et niveaux de l'entreprise. Fondamentalement une démarche d'amélioration de la trésorerie est une affaire de culture d'entreprise. Elle ne peut fonctionner que si elle représente un objectif commun, depuis la direction en passant par les services administratifs et financiers, les commerciaux, la production, les achats...
- Effectuer un suivi rigoureux des comptes clients
Il s'agit de réduire délais de paiement et impayés. Le compte client représente au minimum 40% des actifs du bilan. Le premier réflexe consiste donc à éviter les fuites de CA en instaurant un processus rigoureux et fiable de la prise de commande à l'encaissement. Pour éviter les mauvais payeurs, il faut anticiper en se renseignant auprès de banques spécialisées et en limitant les encours avec les clients inconnus. Il faut ensuite facturer rapidement.
- Jouer sur les stocks
Les stocks impactent fortement la trésorerie. L'enjeu consiste à essayer de les réguler en diminuant voire supprimant certains réapprovisionnements, sans descendre pour autant en dessous du taux de service déterminé par la société.
- Rationaliser les achats
Les PME ont souvent trop de fournisseurs. Il faut faire le tri et négocier les conditions de paiement. Sans toutefois abuser. Les fournisseurs peuvent se lasser de servir de banquiers.
- Adapter les financements à l'exploitation
«Ne jamais financer avec la trésorerie d'exploitation les immobilisations et acquisitions. Se méfier de l'impression de richesse créée par l'argent facile (encaissement d'une grosse commande, levée de fonds, affacturage...) qui entraîne toujours un relâchement de l'attention sur les fondamentaux», avertit David Brault.
La réduction des besoins en fonds de roulement représente la première source de financement de l'entreprise. Cinq leviers sont connus pour leur efficacité.