CIC : Savoir sécuriser ses paiements à l'international
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CIC : Savoir sécuriser ses paiements à l'international

Alors que l'instabilité financière mondiale accroît le risque bancaire, quels sont les moyens de paiement et les palliatifs à utiliser pour les PME exportatrices? A l'occasion du dernier forum Classe Export, qui s'est tenu à Marseille, Alain Perrot (CIC Lyonnaise de Banque) a fait le point.

Pour Alain Perrot, international financing manager chez CIC Lyonnaise de Banque, l'instabilité actuelle de l'environnement économique et financier mondial accroît sensiblement le risque pays encouru par les entreprises exportatrices. «Dans ce contexte, il est nécessaire d'adopter une attitude à la fois prudente et vigilante, en se méfiant des habitudes trop ancrées. Il convient d'adapter le choix de ses moyens de paiements au risque de la zone concernée». Ainsi, le professionnel du financement international rappelle les solutions classiques de paiement. «Le virement, tout d'abord, qui est réalisé à l'initiative de l'acheteur, et qui n'est exécuté qu'en cas de provision sur compte. Dans tous les cas, la prudence impose de ne livrer qu'après réception des fonds...» Vient ensuite le chèque, solution qu'Alain Perrot déconseille fortement à l'international, pour le fort risque d'impayés qu'il engendre. «De leur côté, les ?effets de commerce? ne suppriment pas non plus ce risque, constate-t-il. D'autant que le contexte juridique et fiscal varie souvent d'un pays à l'autre». Enfin, la remise documentaire, «un troc de documents organisé entre la banque de l'exportateur et celle de l'importateur», n'impose pas à l'importateur de prendre possession des documents, ce qui induit un risque d'impayé, «et des marchandises qui ne sont parfois jamais récupérées». Ainsi, pour Alain Perrot, si ces solutions constituent des moyens de paiement, elles ne sont en aucun cas des garanties. «Aujourd'hui, dans le contexte de crise que nous vivons, le système le plus sécurisé pour les PME reste le crédit documentaire irrévocable et confirmé», estime-t-il. Un engagement pris par la banque de l'importateur de garantir à l'exportateur le paiement des marchandises - ou l'acceptation d'une traite - contre la remise de documents attestant de l'expédition et de la qualité des marchandises.




Solutions alternatives

«Mais d'autres solutions alternatives peuvent également fonctionner, comme le paiement d'avance, qui revient beaucoup actuellement, ou encore les traites avalisées, les remises documentaires avec traites avalisées, ou même la lettre de crédit standby...» Dans tous les cas, selon Jean-Georges Castex, directeur général adjoint de FactoCIC, centre d'expertise du poste clients du groupe CIC, «il est devenu impossible d'exporter sans avoir pris la précaution élémentaire de contracter une assurance-crédit».

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