Avec un résultat net de 70M€ en progression de +8% la banque vise pour 2009 un renforcement de ses activités d'assureur et garde un oeil sur l'ouverture du LivretA. Dans un système bancaire français endetté par nature, le CIC Banque BSD-CIN, n'échappe pas à la règle: «nous empruntons en permanence 5milliards d'euros sur les marchés pour nous refinancer», explique le P-dg Gérard Romedenne. Alors quand la source des liquidités s'est tarie à compter du mois de septembre2008, la banque a senti souffler comme d'autres un léger vent de panique.
Le poids du manque de liquidités
Le manque de liquidités aura au bout du compte eu un impact négatif sur le compte de résultat de la banque, contrainte de baisser ses marges plutôt que de faire subir à ses clients les variations du coût de l'argent. «Nous empruntons aujourd'hui sur des très courtes durées, à trois ans en moyenne, et nous prêtons dans le même temps sur vingt ans», rappelle le directeur général délégué Stelli Prémaor.
14milliards d'encours de crédits
Au final, la banque annonce des dépôts en augmentation de +18% à 9milliards d'euros et des encours de crédits en hausse de +17% à 14milliards d'euros. «Nous étions en avance sur notre plan de marche jusqu'à l'été dernier», explique Stelli Préamor. Mais la crise est passée par-là. La banque annonce néanmoins près de 70.000 clients nouveaux sur son réseau normand (+4%) ainsi que l'ouverture prochaine d'une agence à Pavilly. Le CIC anticipe pour 2009 un produit net bancaire en recul de 10%.