Le créateur
Manceau d'origine, Christophe Couturier revient en Sarthe pour lancer Sécura One. Une création d'entreprise qui intervient après un parcours de 20 ans dans le domaine de la sécurité électronique, dont les dix dernières années en tant que cadre dirigeant dans des groupes tels que Eurofeu ou la filiale de SFR 5/5 Communication, à Chartres. « C'était essentiel pour moi de créer mon entreprise pour sortir de la rigidité des process des grands groupes et retrouver de la flexibilité vis-à-vis du client. » Après trois ans de travail sur ce projet, le pas est franchi en février 2016 et, depuis septembre dernier, Sécura One est hébergée au sein de l'incubateur Émergence, au Mans.
Le concept
« Le point essentiel d'un système de sécurité ce n'est pas l'équipement, mais le traitement de l'information qui en émane. » Fort de cette affirmation, Christophe Couturier développe Sécura One autour de l'analyse et l'exploitation de vidéo-surveillance. Outre les applications de sûreté, l'entreprise en retire des données marketing. Comptage de personnes, temps d'attente, reconnaissance démographique, autant d'informations susceptibles d'améliorer la gestion d'un site. « Les statistiques sont restituées au client pour qu'il manage son activité. Légalement, on n'a pas le droit de créer de fichier nominatif, et tout dispositif vidéo est soumis à autorisation préfectorale », souligne le créateur. Le système fonctionne via une plateforme co-développée par Sécura One et une entreprise suisse. L'installation des caméras intelligentes étant effectuée par l'entreprise parisienne Solutek.
Les perspectives
La moitié de la clientèle de Sécura One est constituée de sociétés de commerce de détail. Ainsi, Christophe Couturier revendique l'installation de 200 équipements en année 1, pour 200 000 euros de chiffre d'affaires. L'entrepreneur travaille déjà sur une nouvelle application « liée à la sûreté dans des zones d'affluence. Un dispositif permettant d'envoyer une image de vidéo-surveillance sur un réseau d'écrans d'affichage dynamique dans un espace géographique déterminé. Ce qui permettrait par exemple de diffuser le portrait d'un agresseur. » Un projet qui pourrait voir le jour cette année, Christophe Couturier cherchant actuellement à lever 250 000 euros pour le mener à bien.