«L'objectif de la fusion, c'est de renforcer notre accompagnement des agriculteurs, martèle Jean-Bernard Bayard, président de la chambre régionale d'agriculture. La baisse du nombre d'exploitations (environ 15.000 à ce jour, NDLR), la perte d'influence du secteur, mais aussi la similitude des productions dans les deux départements plaide également dans ce sens.» Si tout semble concourir à la mise en place d'une seule entité représentative du monde agricole dans la région, les écueils ne manquent pas. Tout d'abord, aucune disposition législative ne prévoit le mariage de chambres départementales et leur fusion au sein d'un échelon régional. Un détail qui n'a pas empêché la direction de redessiner un organigramme des services destinés à soutenir l'agriculture de demain.
Réduction de voilure?
«Sans menacer l'emploi de nos177 collaborateurs, nous avons recadré leurs missions et réalisé un recrutement en interne, précise Bernard Deman, qui est appelé à diriger la nouvelle structure interdépartementale. Il reste à observer comment tout cela fonctionnera à l'usage.» En prenant les devants d'un changement annoncé comme inéluctable, Jean-Bernard Bayard a réaffirmé sa volonté de maintenir un réseau de proximité suffisamment dense, de même que les bureaux de Lille et Arras. À moins que cette refonte anticipée ne dissimule à terme une réduction de voilure.
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Alors que le monde agricole traverse une crise sans précédent, la chambre régionale a lancé début mars une profonde réforme de son fonctionnement.