Obligé par le code du travail à contribuer à la création d'autant d'emplois qu'il en a supprimés, près de deux cents, le groupe italien Ariston Thermo Group va devoir verser près d'un million d'euros à l'État. Une somme conséquente pour le bassin d'activité de Saint-Brieuc qui doit permettre, à terme, la création d'autant d'emplois, tout en favorisant l'implantation d'entreprises, la création ou le développement d'activités nouvelles, l'étude de projets de création ou de développement et l'accompagnement des entreprises concernées. S'il est bien mené, ce type de plan de revitalisation fonctionne généralement bien, en témoigne les nombreuses conventions signées par Alcatel au cours de ces dernières années sur Lannion. C'est le cabinet parisien conseil BPI, spécialisé dans le conseil en stratégies de changement, qui va être chargé de cette mission pendant trois ans. Cette société percevra 30% d'honoraires (soit près de 259.000€) sans aucune obligation de résultats. En parallèle, ATG va bientôt entamer des discussions avec l'agglomération sur les modalités de vente des 50.000m² de foncier que représente l'usine des Châtelets. Si la Sbaba s'est déclaré acheteuse ferme depuis plusieurs mois, un point d'achoppement subsiste toujours: le prix de vente. ATG en demande 7M€, l'agglo beaucoup moins.
Dans le cadre du plan de revitalisation faisant suite à la fermeture de l'usine Chaffoteaux, le groupe ATG devra payer 926.529? à l'État. Un cabinet parisien sera chargé de ventiler cette somme.