Jean-Pierre Lehmann
Président des Vitrines de Nancy
Après l'acceptation d'un projet de pôle commercial de 7.500m² sur Heillecourt, vous aviez déposé un recours auprès de la CNAC. Laquelle a rejeté le dossier en octobre. Pourquoi ce recours?
Nous ne sommes pas les seuls à nous être opposés à ce dossier: Cora et la ville de Nancy aussi. On ne pouvait pas imaginer ce pôle dans un secteur déjà bien fourni en commerces. Cela aurait créé une distorsion entre les différents pôles de l'agglomération, notamment le centre-ville de Nancy. On ne peut pas étendre à l'infini les zones commerciales.
Le fait que ce projet visait un secteur à vocation industriel et artisanal a été un de vos arguments forts, n'est-ce pas?
En effet, car si à chaque fois qu'un hangar se vide, on met du commercial, on crée de fait de nouvelles friches commerciales ailleurs. Là, on parlait de quatre magasins spécialisés dans l'équipement de la personne et l'équipement de la maison. On parlait d'y implanter la Halle aux Vêtements ou encore Boulanger. Mais si Boulanger s'installe à Heillecourt, il fermera ailleurs, puisqu'il est déjà présent, notamment à Vandoeuvre. C'est déshabiller Pierre pour habiller Paul.
Et si le projet revient sur le tapis, vous ferez quoi?
Si le promoteur revient avec l'intention d'installer dans ces 7.500m² des industriels et des artisans, il n'y a aucun problème. À terme, de toute façon, la question ne devrait plus se poser: nous travaillons actuellement sur le schéma de cohérence territoriale. A priori, il ne permettra pas de pouvoir installer du commerce sur des zones dédiées aux industriels et aux artisans. Une fois ce schéma validé, il fera foi.
- TROIS QUESTIONS À