Ces régions où les start-up ont levé le plus de fonds en 2016
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Ces régions où les start-up ont levé le plus de fonds en 2016

Nouveau record d'investissements dans les start-up françaises avec 2,2 milliards d’euros levés en 2016, selon le cabinet EY. Les services internet, le hardware et les logiciels restent la locomotive du capital-risque. Seulement 32% de ces investissements ont été réalisés dans des entreprises basées en région.

Entre le capital-risque et les start-up françaises, la love story continue. 2,2 milliards d’euros ont été levés en 2016 par les entreprises françaises pour un total de 574 opérations, selon le baromètre du capital-risque réalisé par le cabinet EY. Un montant record dans l'Hexagone, qui voit ainsi l'explosion du capital-risque (financement de jeunes entreprises innovantes sous une forme de participation au capital) se confirmer. Ce montant apparaît en effet en hausse de 22 % par rapport à 2015 et de... 46% par rapport à 2014 !

Autre point révélateur du baromètre : la répartition des investissements par tour de table. "2016 a été fortement marquée par un recul du troisième tour (-7 % en nombre et en valeur) très largement compensé par l’explosion des investissements consentis lors des 1er et 2e tours (+27 % en nombre et +45 en valeur) représentant à eux seuls 59 % des montants levés, contre 49 % l’an passé", détaille EY.

Hors Ile-de-France, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes en tête

Trois secteurs restent la locomotive du capital-risque : les services internet (717 millions d'euros, 216 opérations), la technologie telle que hardware et semi-conducteurs (372 millions d'euros, 28 opérations) et les logiciels (356 millions d'euros, 115 opérations). Ils sont suivis par deux secteurs qui accélèrent : les biotechs (+51% d'investissements en un an) et les technologies et services "verts", ou cleantechs (+80 %). Pour la première fois, EY s'est également intéressé aux montants investis par région. Pas de surprise de ce côté-là, c'est l’Île-de-France qui arrive en tête avec 68 % des investissements, suivie de très loin par les régions Occitanie (9,5 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (8 %).

Cet engouement sans précédent pour l'investissement (privé mais aussi public via Bpifrance) dans les start-up ne doit pas cacher le principal écueil rencontré par les jeunes pousses une fois une certaine taille atteinte : l'incapacité de la France de transformer les "centaures" (sociétés valorisées plus de 100 millions de dollars) en "licornes", valorisées elles plus d'un milliard de dollars. "Le principal enjeu dans les prochaines années sera d’être en capacité de pousser ces scale-up (start-up parvenues à une phase d'hyper-croissance, NDLR) à devenir des leaders mondiaux dans les secteurs d’avenir tels que le digital et les NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives)", prévient Franck Sebag, associé EY en charge du secteur VC-IPO en France.

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