C'est sur les vestiges d'une entreprise de tôlerie fine alors en faillite que Celdran a créé en 1988 la société Cellux dévolue à la création de luminaires complets, intégrant à la fois la tôlerie fine, le câblage électrique et l'optique. Ses deux enfants rejoindront l'entreprise pour en prendre les rênes, d'abord Guy formé à la mécanique qui créera des produits sur sa planche à dessin et plutôt porté sur l'aspect technique et le suivi de production, puis sa soeur Ghislaine arrivée en 1994 qui se charge de la gestion administrative. Une codirection en binôme jugée très confortable où les décisions se prennent toujours à deux. La PMI de Saint-Genest-Lerpt a su se doter d'un parc machines très complet et des plus modernes (notamment avec des robots de câblage qui suppriment des contraintes humaines) qui lui évite de faire du monoproduit et donc de diversifier ses clients. «Si nous avons un catalogue de base, nous sommes très évolutifs et nous discutons avec nos clients pour créer de nouveaux produits adaptés à leurs attentes» explique Guy Celdran qui joue la carte de l'éco-conception à l'heure des économies d'énergie et du développement durable. Finies les lampes à incandescence, et priorité aux matériaux recyclables comme la tôle peinte (95% de la matière première), l'alu, et peu de plastique. Pour le transport, le carton est privilégié au contraire du polystyrène.
Une notoriété grandissante
Les hôpitaux (Roanne ou encore le pôle de cancérologie de Saint-Étienne), les écoles, les grandes surfaces forment le gros du marché de Cellux. Avec de belles réalisations telles le siège d'Hermès à Pantin, la Cité du Design, le Musée Fabre ou la Cité judiciaire à Montpellier. «C'est plus la marge que le CA en soit qui me fait courir», avoue Guy Celdran qui, s'il s'est positionné aussi sur la niche des produits très adaptés pour de grandes marques, est en constante veille technologique pour continuer à faire du " spécifique " collant aux particularités des demandes clients. Par ailleurs, son adhésion au Pôle optique dans le consortium Lumicom où il applique la LED au prototype Luxia (voir édition de mars) lui donne de nouvelles perspectives en PLV pour démarcher le secteur haut de gamme du luxe. Un créneau actuellement à l'étude quant au coût de fabrication, au cahier des charges, à la distribution du produit. «Il faudra des supports de com' à la hauteur pour vendre de l'esthétisme avec une fiche technique blindée», explique le codirigeant de Cellux qui entend investir plus sur la partie commerciale de l'entreprise, avec une nouvelle plaquette et surtout la création d'un site Internet qui fait actuellement défaut. Et continuer ainsi à développer un business touché en ricochet par la crise sur la fin 2008 (année soldée par une baisse de 15% environ du CA) mais où il reconnaît avoir malgré tout «concrétisé de belles affaires».
La PMI de Saint-Genest-Lerpt entend, grâce à son implication dans le projet Luxia (Pôle optique), toucher le marché du luxe.