« C'est une première forte de symbole. Nos deux chambres sont réunies dans un but commun : afficher une cohésion forte entre les deux représentants du monde économique et leur volonté partagée de tracer les lignes essentielles pour nos artisans et nos entreprises, pour le territoire mosellan. » Liliane Lind, présidente de la Chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) de la Moselle, et Fabrice Genter, président de la Chambre de commerce et de l'industrie et de services (CCI) du même département étaient réunis le 10 juillet au sein du Pôle des Métiers de Metz, dans le cadre d'un congrès « extraordinaire » réunissant les deux assemblées. Élus de la CCI et de la CMA se sont succédé pour définir les « dix priorités pour les entreprises du territoire. Nous représentons les 41.000 artisans et entreprises de Moselle, employant plus de 243.000 salariés. » Les deux chambres souhaitaient, par ce biais, s'adresser aux neuf députés nouvellement élus en Moselle. Quatre ont répondu présent le 10 juillet à l'invitation de la CCI et la CMA : Hélène Zannier, Ludovic Mendes, Belkhir Belhaddad, tous trois élus de La République en marche, et Brahim Hammouche du MoDem. Au sein de la CCI Grand Est, la Moselle représente 17 % du poids économique, « nous avons donc conscience de nos responsabilités », ajoute Fabrice Genter.
« Le numérique à la portée de tous les artisans et les PME »
Les dix priorités pour les entreprises de Moselle annoncées le 10 juillet sont donc : Grand Est, une région que nous validons et que nous voulons voir continuer et prospérer, tirer parti des espaces frontaliers, Métropole Metz-Thionville : aller au bout, mobilité : un enjeu essentiel, le numérique à la portée de tous les artisans et toutes les PME, favoriser l'apprentissage, un Code du travail qui respecte toutes les parties, réglementation : simplifier, tester, légiférer : une approche simple et pragmatique qui prenne en compte toutes les composantes et tous les enjeux, couverture sociale pour les indépendants : statut des conjoints, et dernière priorité : une politique de soutien à l'emploi pour toutes les entreprises. Concernant la physionomie frontalière de la Moselle, « 62.000 Mosellans se rendent chaque jour au Luxembourg pour y travailler, et 19.000 en Sarre. La Moselle accueille 246 entreprises à capitaux allemands qui emploient plus de 15.000 salariés. Non seulement toute l'économie de ces territoires fonctionne dans un process osmotique permanent, mais surtout, l'évolution des territoires mosellan, luxembourgeois, sarrois se révèle intimement lié. Si l'ADN de notre département est profondément européen et se nourrit de ces cultures transfrontalières, quasiment aucun projet n'a abouti ces dernières années. Nous souhaitons qu'une véritable dynamique de projets transfrontaliers puisse émerger, qui prenne en compte les objectifs et les apports possibles de tous ces territoires. » Des appels que les quatre députés présents ont affirmé avoir entendus.