Caterpillar : Quel impact pour Grenoble après la fermeture du site de Gosselies ?
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Caterpillar : Quel impact pour Grenoble après la fermeture du site de Gosselies ?

BTP. L'annonce de la fermeture du site de Gosselies en Belgique, assortie du transfert de certaines activités, suscite l'inquiétude chez les salariés grenoblois.

2.200 licenciements, ainsi que le transfert des activités de fabrication d'engins de chantier dans d'autres unités de production. Les annonces de la direction de Caterpillar concernant le site de Belgique font craindre le pire à Grenoble. Dédié à la fabrication de tracteurs, pelleteuses, chargeuses et pièces de rechanges, le site grenoblois est la source d'approvisionnement mondiale du groupe pour les tracteurs petit modèle et exporte le reste de sa production à travers toute l'Europe. Le délégué syndical CFDT, Philippe Gotti, rappelle que Grenoble a déjà connu un PSE en 2009, assorti d'un plan de départs volontaires en 2012 et d'un plan de congés de fin de carrière fin 2013. « Nous sommes aujourd'hui 1.500 salariés et 70 contrats précaires, contre 2.950 salariés en 2008. Pour l'instant, la direction affirme que la décision n'a pas été prise mais que si cela se confirmait avant l'été 2017, cela impliquerait le transfert d'une partie de l'activité belge à Grenoble », avance-t-il.

Une centaine de postes menacés ?
La fabrication de chargeurs sur pneus, jusqu'ici réalisée en Belgique, obligerait ainsi le groupe à transférer à son tour une partie de l'activité grenobloise de chargeurs sur chaînes vers le Brésil. « Nous n'avons aucune idée sur l'impact que cela pourrait avoir sur les effectifs à Grenoble », ajoute Philippe Gotti. Nicolas Benoît, délégué CGT, avait affirmé que la direction a annoncé un plan de départs volontaires qui toucherait 100 personnes, principalement les services informatiques et services d'achats, qui seraient ainsi mutualisés au niveau européen. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé le plan adopté en 2015 par le groupe américain qui vise à supprimer 10.000 emplois dans le monde d'ici 2018 (soit 9 % des effectifs), en raison d'une baisse d'activité. Le syndicat rappelle que « depuis 2013, Caterpillar a supprimé 31.000 emplois et fermé plus de 20 sites industriels de par le monde ». Contactée par nos soins, la direction du site de Grenoble n'a pas souhaité faire de commentaires. Tom Pellette, dirigeant de la division Secteurs de la construction du groupe, avait justifié l'annonce de la fermeture du site wallon par une demande mondiale en recul, notamment en référence à la crise du secteur minier qui a fait dégringoler le chiffre d'affaires du groupe de 15 % à 47 Md$ en 2015. « Nous sommes contraints de prendre des mesures pour réduire la capacité de production et supprimer les coûts de fonctionnement », avait-il affirmé à la presse.

Caterpillar France SAS


(
Grenoble)
Président : Laurent Rannaz 1.350 salariés CA groupe : 47 Md$ en 2015 www.cat.com

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