Caisse d'épargne Lorraine Champagne-Ardenne : Des chiffres positifs en 2008 entre crise et fusion
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Caisse d'épargne Lorraine Champagne-Ardenne : Des chiffres positifs en 2008 entre crise et fusion

La caisse d'épargne Lorraine Champagne-Ardenne (Celca) a présenté ses résultats pour l'exercice 2008. Le premier, suit

e à la fusion des entités lorraines et champardenaises. «Si l'on fait abstraction des 60 à 70M€ que l'on a perdus ou pas gagnés, notre chiffre d'affaires, comme nos parts de marché, a augmenté. Notre activité commerciale a augmenté!» En présentant les résultats 2008, Benoît Mercier ne cherche pas à dénier le fait que le PNB de la Celca soit en retrait par rapport à 2007. Seulement il ne l'impute pas à l'activité commerciale de son entreprise. «On peut mettre 95% des fautes sur la crise financière. Nous avons souffert de nos portefeuilles d'actifs». En 2008, la caisse d'épargne a connu deux grands événements: la crise financière et le rapprochement de ses entités Lorraine et Champagne Ardenne. Une fusion qui a entraîné une lourde migration vers un nouveau système informatique. La Celca a dû équiper ses 220 sites et former les deux tiers de ses 2.400 collaborateurs. L'entreprise s'est aussi réorganisée, elle a notamment créé sa banque de développement régional. «Nous nous positionnons en leader sur les collectivités et le logement social, a précisé Philippe Grison, son directeur. Il y a deux autres marchés où nous sommes plutôt nouvel entrant. Les entreprises et l'économie sociale. Mais nous montons en puissance. Nous avons vu une augmentation de 35% des flux commerciaux entreprises et sur l'économie sociale nous avons fait plus que doubler.» En terme de chiffres, la Celca a investi 6M€ dans l'ouverture de 12 agences en 2008. Son PNB est de 313,1M€ (376,2 en 2007). Des charges de gestion de 277,3M€ (267 en 2007) et un résultat net de 43,1M€ (103,4M€ en 2007). «La fusion nous a permis d'atteindre une taille critique intéressante pour passer cette crise avec 1,25 Md de fonds propre, glisse Benoît Mercier. Cela nous permet des économies d'échelle et nous donne une crédibilité sur le marché». Une crédibilité d'autant plus importante dans le défi du rapprochement avec les banques populaires.

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