Cadres en Mission : Le Nantais reprend deux entreprises à Paris

Cadres en Mission : Le Nantais reprend deux entreprises à Paris

Cadres en Mission reprend à Paris deux acteurs historiques du portage salarial. De quoi propulser la PME nantaise sur le podium des plus grosses entreprises françaises de portage salarial. Son dirigeant table sur 52 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année.

Double acquisition pour la PME nantaise Cadres en Mission. L’entreprise de 40 salariés dirigée depuis 2003 par Serge Bonnet vient de reprendre deux acteurs historiques de ce qui constitue son cœur de métier, le portage salarial.




Reprise d'Intervenance

Serge Bonnet affirme même avoir pris le contrôle du fondateur du portage salarial en France, la société Intervenance, créée à la fin des années 1980. Employant sept salariés permanents, cette entreprise parisienne réalise 9 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle héberge 150 consultants, principalement des cadres de direction travaillant pour des grands groupes à l’international. Cadres en Mission reprend 51% du capital, le solde étant entre les mains de l’ancien numéro 2 d’Intervenance, le fondateur, âgé de 76 ans, partant à la retraite.




Rachat d'Ater & Co

C’est cette même raison qui a amené le dirigeant d’Alter & Co à vendre. Cadres en Mission reprend cette fois la totalité du capital de cette autre société de portage parisienne. Alter & Co salarie le même nombre de consultants qu’Intervenance (150), mais avec des profils moins de top management. Employant quatre salariés permanents, elle réalise ainsi trois fois moins de chiffre d’affaires (3 millions d’euros) qu’Intervenance.




50 salariés permanents et 1.500 consultants

Ces deux acquisitions portent les effectifs permanents de Cadres en Mission à 50 salariés. En termes de chiffre d’affaires, la PME nantaise se hisse sur le podium d’un marché qui commence à se consolidé et que domine le groupe parisien ITG. Après avoir réalisé 31 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, Serge Bonnet vise 52 millions d’euros cette année, les rachats venant accélérer une activité en très fort développement. « Depuis 2014, nous enregistrons 30% de croissance par an », indique le dirigeant nantais. Un rythme bien supérieur à celui du marché que la fédération des professionnels du secteur estime à 20%.