Ca s'est passé cet été #3 : Aéroport : Azzurra, un choix qui fait consensus

Ca s'est passé cet été #3 : Aéroport : Azzurra, un choix qui fait consensus

Le feuilleton de la privatisation de la société Aéroports de la Côte d'Azur est arrivé à son terme le 28 juillet avec la désignation par Bercy du consortium franco-italien Azzurra comme l'acquéreur des 60% de parts détenues par l'Etat.

C'est donc le consortium franco-italien Azzurra, composé des sociétés Atlantia (65,01%), Aeroporti di Roma (10%) et EDF (24,99%), qui a été désigné pour reprendre les 60% de parts détenues par l'Etat dans la société Aéroports de la Côte d'Azur qui gère les plateformes de Nice, Cannes et Saint-Tropez. Il faut dire que le candidat mieux-disant, avec une offre équivalent à 22 fois l’EBITDA (ce qui valorise la société aéroportuaire à un peu plus de 2 milliards d’euros) a su faire consensus autour d’un plan d’investissement de 635 millions d'euros sur les 15 premières années d’exploitation (soit 100 millions d'euros de plus que son concurrent Vinci qui s'octroie l'aéroport de Lyon) et de près de 1,483 milliard d’euros sur la durée de la concession (jusqu'à 2044). De même, il s’est engagé à faire augmenter le trafic passager qui passerait de 12 millions aujourd’hui à 20 millions en 2032.

Pas de blanc-seing toutefois

Un choix qui a été bien accueilli par les actionnaires minoritaires. "L'offre finale d'Azzurra épouse le projet stratégique déjà approuvé par les actionnaires territoriaux, y compris en termes de prévision de trafic. Il s'agit d'un projet cohérent et lisible, dont le plan d'investissement est en ligne avec le plan d'affaires à trente ans, ce qui laisse augurer des retombées économiques pour la Région", salue Christian Estrosi qui se réjouit "des idées nouvelles et intéressantes tant dans le domaine de l'innovation que dans la recherche d'économie d'énergie".
Le Conseil départemental, lui, en a profité pour céder 4% de ses parts (81 millions d'euros). Sans toutefois faire perdre la minorité de blocage aux trois acteurs locaux, la CCI, la Métropole Nice Côte d'Azur et la Région PACA qui conservent 35% des parts. "Ce candidat est sérieux et son offre conforme au cahier des charges, souligne Bernard Kleynhoff, président de la chambre consulaire azuréenne. Toutefois, nous resterons vigilants. Au regard de la somme engagée, il ne faudrait pas qu’Azzurra imagine qu’il puisse réduire les investissements ou mettre en place une politique sociale dégradée pour se refaire une santé. La confiance n’exclut pas le contrôle". Le voilà prévenu !