« J'ai claqué la porte de Saint-Brieuc Agglomération et de la mairie de Saint-Brieuc car trop c'est trop. Les relations avec le maire et président de l'agglo Bruno Joncour n'étaient pas mauvaises, elles étaient inexistantes. Depuis août 2014, il ne m'adressait plus la parole. Il est dans sa tour d'ivoire et s'appuie sur le microcosme joncourien qui prend les décisions. C'est sa cour. Il y a peu d'élus dans ce microcosme. Il ne tolère pas la contradiction.
Absence de dialogue
En tant qu'ancien chef d'entreprise, je pensais que je pourrais avoir un rôle plus important et plus efficace dans le domaine du développement économique. Reste que Bruno Joncour n'est pas à l'aise dans les relations avec les entreprises. C'est difficile de faire du développement économique quand on ne dialogue pas. En mars 2015, je lui avais proposé une stratégie de développement économique. C'est resté sans suite. Il ne connaît pas le monde de l'entreprise. Il n'y a qu'à se poser sur les simples chiffres du commerce de centre-ville.
S'insurger plus tôt
En 2009, un état des lieux recensait 69 boutiques vides. Aujourd'hui, il y en 189. C'est un phénomène qu'on rencontre dans beaucoup de villes. Mais certaines, comme Limoges ou Troyes prennent des dispositions pour freiner le déclin. À Saint-Brieuc, on n'a pas fait grand-chose à la suite des réclamations des commerçants sur les SDF, le stationnement, la rénovation de la rue Saint-Guillaume dont on parle depuis des années. Je pensais démissionner depuis le début de l'année 2016. J'ai peut-être manqué de courage. J'aurais dû m'insurger avant. Si mon départ incite Bruno Joncour à ne pas avoir que des paroles mais des actes, ce serait très bien. De mon côté, parole, je continuerai néanmoins en dehors de la politique à oeuvrer pour le développement économique de notre territoire. »