Le concepteur de tuyauterie industrielle Bretim à Bréhan vient d'intégrer un nouveau chargé d'affaires, Marcel Cherel. Ce cadre possède 25 ans d'expérience. Il a quitté un poste à responsabilité à Laval pour prendre en charge le bureau rennais de Bretim. Nul n'est prophète en son pays. Bien implanté dans les Côtes-d'Armor, Bretim a encore pas mal de cartes à jouer dans le Morbihan, où il compte finalement assez peu de clients, à l'exception de Sanofi à Ploërmel ou SCA Emballages à Josselin. Bretim réalise les études, la fabrication et le montage de canalisations métalliques, à 90% pour l'industrie agroalimentaire.
«Lait et sang dans le tuyau»
«Nous sommes partout, sans que vous le sachiez», remarque Yann Coadic, président, qui détient 75% du capital, 25% appartenant au responsable administratif et financier Jacques Jégourel. «Lorsqu'on achète une brique de lait, le liquide est forcément passé par un tuyau auparavant. Si on fait de l'UHT, la stérilisation va exiger des procédés spécifiques. Idem pour le sang de porc, que transforme un de nos clients Vapran pour les besoins de l'alimentation humaine et animale. La Bretagne est le grenier de la France. Le potentiel y est donc important pour nous mais nous devons développer encore notre chiffre d'affaires, notre rentabilité, l'ergonomie et le confort de nos salariés.» La plupart des ratios financiers de Bretim ont baissé entre2008 et2009: chiffre d'affaires (-15%), excédent brut d'exploitation (-7%), résultat net (-32%). «Notre rentabilité se situe entre 4 et 5% mais ce n'est pas assez. La concurrence s'est durcie, les prix sont de plus en plus tirés. La crise a exacerbé tout cela. Des marchés acquis ne l'ont plus été», constate Yann Coadic, qui explique que le chiffre d'affaires de Bretim n'a pas tellement évolué «car nous nous sommes réorganisés avant d'investir en mars2010 60.000euros dans deux robots de soudure orbitale».
Restructuration
Les postes de chacun au sein de l'entreprise ont été redéfinis au terme d'une restructuration administrative en cours depuis quatre ans. Doté d'un bureau d'étude intégré depuis 1998, Bretim se partage entre la fabrication dans ses ateliers et les chantiers, qui occupent 70 à 80% de son activité. Déjà actif à l'export, avec des chantiers au Sénégal, au Maroc ou l'île Maurice, Bretim veut prolonger cet embranchement à l'avenir. «En 2006, nous étions 19, notre objectif est désormais d'atteindre, d'ici à trois ans 50 à 60 personnes et sept millions d'euros de chiffre d'affaires», ambitionne Yann Coadic.
Bretim
(Bréhan) Président: Yann Coadic Chiffre d'affaires 2009: 3,2millions d'euros Effectif: 32 salariés Tél.: 02 97 38 83 41.