Le 21 mars, lors de l’assemblée générale extraordinaire de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) qui réunit les différentes fédérations, le groupe breton Crédit Mutuel Arkéa, a réitéré son opposition au projet de réforme et a voté contre son adoption.
« Cette réforme ne résout aucun des graves problèmes de conflits d’intérêt qui affectent le fonctionnement de la CNCM et que le Crédit Mutuel Arkéa soulève depuis de nombreuses années. Elle ne permet toujours pas de répondre aux exigences posées par les textes de l’Union Bancaire, la CNCM n’étant pas dotée du statut d’établissement de crédit, et l’ensemble Crédit Mutuel ne constituant pas un groupe au sens des règles européennes applicables. Elle prévoit d’étendre les pouvoirs de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel au-delà des prérogatives qui lui sont conférées par la loi alors que seule la voie législative le permet », considère la direction d’Arkéa, qui ajoute se réserver « le droit de prendre toutes les mesures qu’il jugera utiles et nécessaires en vue de défendre ses intérêts. »
La banque du Relecq-Kerhuon (29) souhaite aussi un nouveau dialogue avec les pouvoirs publics et les différentes parties prenantes « pour définir un cadre rénové, qui prenne en compte la réalité objective du Crédit Mutuel où coexistent deux véritables groupes, autonomes l’un par rapport à l’autre et concurrents sur l’ensemble de leurs métiers », ajoute la direction.
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