Borlis : Le Choletais complète sa boîte à outils
# Industrie # Investissement

Borlis : Le Choletais complète sa boîte à outils

Maroquinerie Travaillant pour de grands noms du luxe, Borlis vient de se doter de machines supplémentaires. Elles lui ouvrent la voie à de nouveaux marchés.

Borlis vient de s'équiper «d'une machine de maroquinerie exceptionnelle»: une refendeuse capable de passer des cuirs grands formats et de les travailler en un seul bloc. Il n'en existe que «trois exemplaires en France, souligne Xavier Jardon, le dirigeant. Jusqu'à présent, aucun n'était accessible aux créateurs et industriels. C'est le cas désormais». Pour le sous-traitant choletais spécialisé dans le façonnage des matériaux souples (cuir, textiles traditionnels ou techniques...), ce nouveau matériel «élargit la gamme de métiers» et ouvre la voie à de nouveaux marchés comme la sellerie automobile et l'ameublement. Cette acquisition s'accompagne de l'arrivée d'une machine de perforation supplémentaire. L'investissement total s'élève à 80.000€. L'ensemble de ces équipements a été racheté à l'entreprise Omega Systèmes de Saint-Philbert-de-Grandlieu (44).




«Nous achetons des machines à l'intuition»

Chez Borlis, «nous achetons des machines à l'intuition. Sans savoir à l'avance ce à quoi elles serviront, mais parce qu'on pense qu'elles pourront apporter un service à nos clients un jour», explique Xavier Jardon. L'acquisition de la refendeuse en est l'illustration. «Nous pensions qu'elle manquait dans notre boîte à outils, mais nous n'avions pas d'ordre précis en face.» Aujourd'hui, c'est le cas. Elle va permettre de répondre à une demande émanant du Golfe persique pour équiper un amphithéâtre grand confort de sièges en cuir. Dans son atelier, l'entreprise dispose de plusieurs centaines de machines. Beaucoup ont été réalisées en interne pour s'adapter aux demandes de ses clients. Ce sont, en majorité, de grands acteurs de l'industrie du luxe (maroquinerie, bijouterie, haute couture, chaussures de grande qualité) pour qui elle réalise des composants, du type passepoil, franges, pompons, tresses... «Nous ne faisons que du sur-mesure», souligne Xavier Jardon.




Le luxe représente trois quarts de l'activité

Borlis a, depuis sa création, misé sur sa capacité à s'adapter et se diversifier en permanence. «La force de cette entreprise, et du Choletais en général, c'est de se dire que tout est possiblement améliorable et que l'on peut toujours essayer de mieux faire.» Fabriquant de bordures et liserets pour l'industrie du chapeau en 1953, elle s'est orientée en priorité, dans les années soixante, vers la chaussure, avant de se reconvertir dans le luxe. Ce secteur représente aujourd'hui les trois quarts de l'activité et a permis au sous-traitant de ne pas ressentir les effets de la crise. «Alors que les commandes des industriels de l'automobile, de l'aérospatial ou de l'équipement individuel étaient divisées par quatre ou cinq, les grandes marques du luxe n'étaient pas atteintes», explique Xavier Jardon, qui a repris l'entreprise en 2008. Depuis son arrivée, le dirigeant a accentué le principe de polyvalence. «Un tiers des collaborateurs font aujourd'hui un métier qu'ils ne faisaient pas il y a trois ans.» Le développement de ses compétences a permis à l'entreprise choletaise d'accroître son chiffre d'affaires de 35% sur cette période. Et le nombre de salariés est passé de 38 à 50.

Borlis



(Cholet) Dirigeant: Xavier Jardon 50 salariés Chiffre d'affaires: 4M€ Tél.: 0241625401 www.borlis-solution.com

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