Bogaert repousse les limites de l’électrification de sa flotte. Depuis le mois de juin, le transporteur dunkerquois (147 salariés, 16 M€ de chiffre d’affaires) dispose de cinq poids lourds électriques, dont deux Mercedes eActros600 qui affichent une autonomie de 570 kilomètres. Soit une autonomie plus de deux fois supérieure aux deux premiers camions électriques que l’entreprise nordiste a acquis en mars 2024. Plus que satisfaite du résultat, la société pilotée par Jérémy Bogaert n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Dans le courant de l’année prochaine, douze camions supplémentaires devraient les rejoindre, sur une flotte composée au total d’une centaine de véhicules. Le transporteur estime que 60 % de sa flotte sera électrique à horizon 2028.
Hydrogène : l’étape d’après ?
"Nous restons un peu limités par le maillage de bornes de charge. Il se fait surtout grâce à nos clients", concède Valéry Gadebled, directeur marketing du groupe. Quand il s’est lancé il y a dix-huit mois, Bogaert a trouvé un point d’accroche avec Décathlon dans la volonté conjointe de décarboner leur activité, en s’équipant chacun de recharges électriques sur leurs sites logistiques. "Nous sommes convaincus que, d’ici deux à trois ans, la recharge électrique sera aussi accessible que la recharge thermique", estime Valéry Gadebled. Et Bogaert étudie déjà l’après. Depuis 2015, l’entreprise dispose de sa propre cellule R & D en interne pour optimiser l’utilisation de ses camions. Après les biocarburants et l’électrique, les huit personnes à son bord étudient actuellement des projets autour de l’hydrogène.