BFR «L'éponge» de l'entreprise
# Conjoncture

BFR «L'éponge» de l'entreprise

Notion usuelle chez les professionnels de la gestion et les chefs d'entreprise en activité, le besoin en fonds de roulement (BFR) est une donnée essentielle à prendre en compte dès l'élaboration des plans de financement et de trésorerie. Le BFR, c'est, schématiquement, le décalage entre les dépenses engagées pour l'exploitation de l'entreprise et les créances en attente d'encaissement. Deux critères sont à prendre en compte: les délais de paiement et la durée de cycle de production. Sauf à encaisser immédiatement une prestation ou la vente d'un produit immédiatement disponible, il s'écoule un délai entre la commande et le règlement de la facture (au moins 30 jours... dans le meilleur des cas). Pendant ce laps de temps, vous consommez des charges financières. Idem entre l'achat des stocks ou la fabrication d'un produit et leur commercialisation, même si vous obtenez vous-même des délais de paiement.




Affacturage ou escompte: solutions exceptionnelles

Pour Frédéric Camo Ponz, président national du réseau des Boutiques de gestion (ABG), le BFR doit être considéré comme un besoin de financement permanent de l'entreprise, «comme une éponge a besoin d'absorber une certaine quantité d'eau». Et doit donc être intégré dans les besoins structurels, au même titre que les investissements. «Les solutions à court terme comme l'affacturage ou l'escompte doivent permettre de passer des caps difficiles mais elles coûtent chères et doivent rester exceptionnelles. L'entreprise doit toujours avoir un niveau de trésorerie suffisant», souligne Frédéric Camo Ponz. À l'usage, il est possible d'optimiser le BFR en jouant sur le poste clients, les fournisseurs, les stocks et la fiscalité.

# Conjoncture