Bernard Warain (Sarthe) : «Supprimons les CRCI!»
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Bernard Warain (Sarthe) : «Supprimons les CRCI!»

Bernard Warain, président de la CCI 72, fait partie des opposants à la réforme.


Pourquoi avoir voté contre la réforme?







Nous allons à l'envers de ce que l'on devrait faire. À savoir, préserver la notion de proximité. On peut passer de 160 à 125 CCI, voire à une par département, mais ce qui est illogique c'est que les décisions soient prises à la région




. Avec la régionalisation, un directeur général aura-t-il encore de l'autorité? Quelles seront nos marges de manoeuvre?
Lorsqu'une entreprise ressortissante aura un besoin de formation ou de conseil à l'exportation, on lui répondra de s'adresser à Nantes? Nantes, où nos élus devront se rendre
régulièrement et donc faire preuve d'une grande disponibilité.

Qu[--------]e
l
les[/--------] sont vos craintes? En Sarthe, nous sommes parvenus à une TATP de 0,84%, contre 1,17 en Loire-Atlantique. Avec la réforme, on va pomper sur nos entreprises et la différence ira à la région. Ceux qui, comme nous, ont su maîtriser l'impôt seront surtaxés.


Que préconisez-vous?
Je suis pour la suppression des CRCI
et la création d'un échelon grande région qui couvrirait une quinzaine de départements avec un président et trois secrétaires. L'autre priorité est de renforcer l'ACFCI car c'est là que sont prises les directives et que nos valeurs sont défendues. En fait, il faut renforcer le national tout en collant au terrain. Une fusion avec la Chambre de métiers est aussi à envisager.

Pourquoi n'avoir pas défendu votre position à Paris?
Faisant partie des 58 chambres de commerce et d'industrie qui ont voté contre la synthèse, je n'aurais pas été entendu. Car n'étaient présents que ceux qui ont opté pour le scénario 3, y compris Nantes, Angers et Laval qui avaient d'abord défendu le scénario 2, celui qui maintenait les salariés et la TATP au niveau départemental, en mutualisant une partie des moyens.

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