A l'instar des autres agences du réseau, la succursale alsacienne de la Banque Palatine s'est refait une beauté cet été. Du rouge, du gris, un mobilier moderne et épuré, l'espace allie confort, confidentialité et visibilité. De quoi appuyer la nouvelle stratégie offensive menée par Sophie Streng depuis son arrivée à la direction de la succursale, en janvier 2008.
Volonté de conquête
La Banque Palatine accompagne les entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 15M€ dans tous leurs besoins. Mais aussi les dirigeants, dans la gestion de leurs biens privés. « Une synergie que ne proposent pas toutes les banques de notre réseau, mais que nous souhaitons intensifier», indique la directrice.
La succursale compte actuellement 250 clients entreprises (dont Lohr, Coop Alsace, Les grands Moulins de Strasbourg...) et 350 clients particuliers. «Nous connaissons une phase de développement importante, et souhaitons améliorer notre notoriété », insiste Sophie Streng. La succursale s'est fixé pour objectif d'atteindre cette année un produit net bancaire de 2M€, contre 1,8 l'année dernière.
Les moyens d'agir
«Nous avons déjà ouverts 17comptes «entreprise» cette année», souligne-t-elle. La crise peut représenter un atout. «Les entreprises sont plus regardantes dans leurs choix. Cela nous offre une chance d'intégrer les pools de banques de grosses entreprises, jusqu'à présent bien établis et verrouillés», poursuit-elle. Banque de proximité de par son fonctionnement décentralisé, elle propose tous les outils financiers dont disposent les grandes banques d'affaires. Elle a ainsi monté plusieurs dossiers de LMBO l'année dernière. Et «là où d'autres banques cherchent à limiter leurs engagements, nous avons les moyens d'intervenir avec de gros tickets sur les contreparties financieres», assure Sophie Streng.
Fraîchement relookée, la succursale strasbourgeoise de la Banque Palatine veut renforcer sa notoriété, et faire de la crise un atout pour élargir sa clientèle.