Hydro-protect à Vannes vient de s'immatriculer au centre de formalité des entreprises. La SARL fait partie des huit dossiers suivis par l'institut du créateur et repreneur d'entreprise du bâtiment et des travaux publics dans le Morbihan (Icre-BTP 56). Un institut lancé sous forme associative inspiré par une expérience menée en Haute-Normandie avec un suivi de 1.000 projets sur quatre ans et l'accompagnement de 400 entreprises. «Dans cette région, le taux de réussite est monté à 93%», explique Élodie Duchesne, chargée de mission. L'initiative émane de la Capeb. Six porteurs de projet, dont une femme, ont signé un contrat d'accompagnement, gratuit, avec l'Icre-BTP. Deux autres suivent une formation à l'Afpa.
Avant et après la création
«Nous leur fournissons de l'accompagnement et du conseil avant et après l'immatriculation», signale Élodie Duchesne. «En échange, ils s'engagent à venir aux rendez-vous et à être sincères dans leur démarche.» La Capeb en profite pour faire passer certains messages, notamment sur l'auto-entrepreneuriat, un statut qu'elle a dans le collimateur. Mais les postulants à la création d'entreprise ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde. «Cela ne nous aurait pas dérangés d'être auto-entrepreneurs», signale Olivier Thomas, un des trois fondateurs d'Hydro-protect, focalisé sur la gestion de la SARL. «Mais à trois, ce n'était pas viable, on ne s'y serait plus retrouvé en termes d'achat de matériel, de nom, d'image, de réalisation de devis... En étant actionnaires tous les trois à parts égales, tout est carré.»
100.000euros visés
Élodie Duchesne insiste: «Ils se seraient vite retrouvés limités en chiffre d'affaires avec ce statut.» Pour la première année, Hydro-protect vise 100.000euros de chiffre d'affaires sur sa niche de nettoyage de toiture et terrasse bois et de traitement de façade. Fait atypique pour une entreprise artisanale, Oséo s'est porté garant. «Le bois, si on ne l'entretient pas, devient gris voire se fendille», remarque Olivier Thomas. «Mais on ne fera pas du neuf avec du vieux.» En pleine montée d'adrénaline, le trio vient de conclure son premier devis. «Même si on ne réussit pas, ce ne sera pas très grave car nous n'avons pas trop investi, cela reste raisonnable», se rassure de son côté Nicolas Gruet. «Plus on investit, plus on multiplie ses chances de réussir», glisse pourtant Élodie Duchesne.
N.M.
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ACCOMPAGNEMENT Premiers dossiers bouclés pour l'Icre BTP 56, un institut créé par la Capeb pour doper la création et la reprise d'entreprise artisanale.