En avril dernier, l'entreprise verrière annonçait plus de 40% de ses salariés au chômage partiel jusqu'à fin juin. Lundi 11mai, nouvelle annonce. Cette fois ce sont quasiment tous les salariés qui sont touchés par le chômage partiel: 6.500 sur les 7.300 que compte l'entreprise. Seuls les services commerce et prix et les personnes chargées de la mise en route du nouveau logiciel de la gestion des flux, SAP, seront épargnés. Les salariés de jour, les cadres et le personnel administratif resteront chez eux les 15 et 26juin tandis que les autres salariés concernés chômeront de deux à neuf jours. La rémunération minimum est garantie à 91% du salaire net.
Visibilité réduite
Rien ne dit qu'il n'y aura plus de chômage partiel après. «Nous n'avons aucune visibilité», déplore Dominique Bouquet, DRH Europe, «le chômage partiel est une solution qui nous permet de ne pas avoir recours à des solutions beaucoup plus difficiles à prendre», en l'occurrence, des licenciements. Cet été, l'usine n'emploiera pas de saisonniers, et pour pallier les postes vacants pour cause de congés, ce sont les autres salariés qui assureront les remplacements. «On espère ainsi ne pas avoir recours au chômage partiel», espère le DRH Europe, «septembre sera une autre étape, nous verrons ce à quoi nous serons confrontés.»
6.500 salariés d'Arc International sont au chômage. La direction explique avoir très peu de visibilité sur son carnet de commandes.