Âpres négociations pour restructurer la dette
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Âpres négociations pour restructurer la dette

Année compliquée pour l'Étude Immobilière au niveau de ses relations avec les banques. Finalement, la PME a réussi à restructurer sa dette, suite à un accord de conciliation homologué par le tribunal de commerce.

Lorsqu'il lève 2,2M€ à l'été 2008 auprès d'une filiale de la Caisse des Dépôts, d'Oséo, d'un pool bancaire et de plusieurs personnes physiques, Yves Gillet, P-dg de L'Étude Immobilière, entend en même temps restructurer sa dette. «Je voulais davantage de linéarité et une franchise de capital d'un an», explique-t-il. Les partenaires financiers sont d'accord. Mais la crise financière remet tout en cause. «Les banquiers ne voulaient plus financer l'immobilier. J'avais encore de la trésorerie, mais pas suffisamment pour tenir la cadence sur la durée», poursuit le dirigeant nantais.




Accord de conciliation

Les mois qui suivirent furent marqués par d'âpres négociations et des relations pour le moins tendues avec certains financiers. L'affaire se conclut le 2septembre devant le tribunal de Nantes, qui homologue un accord de conciliation. Finalement, Yves Gillet aura obtenu ce qu'il désirait. La dette (1,9M€) est restructurée sur sept ans, avec une franchise de capital pendant deux ans. «Je suis très content de ce que nous avons fait avec les banques, mais je reste mécontent du temps qu'ils ont pris pour le faire pour la moitié d'entre eux. Car, il faut quand même le dire, on a bien été appuyé par HSBC et Tarneaud», commente-t-il. L'épisode a néanmoins laissé des traces. «Cela a été tendu et s'est conclu à l'arrachée. Les banquiers sont nos fournisseurs, les fournisseurs de nos clients et, en même temps, nos premiers concurrents, le monde de la finance ayant la mainmise sur les réseaux immobiliers. Si on avait finalisé la demande que nous avions formulée en 2008, il n'y aurait eu aucun problème. Le souci, c'est qu'il leur a fallu huit mois pour le faire!», conclut le P-dg.

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