Jonathan Trévier et Florian Senand ne sont pas des programmeurs informatiques professionnels. Et pourtant, ils apprennent à qui veut s'y mettre, les bases de l'électronique, de la robotique et de la programmation ! Ils sont en effet à la tête d'une nouvelle box par abonnement, créée à Bain-de-Bretagne : Robobox. Tous les mois, le client (à partir de 14 ans) reçoit chez lui une boîte avec un robot à construire, pour un prix allant de 18,99 € à 22,99 € par mois (+ 3,50 € de frais de port) selon la formule choisie (3, 6 ou 12 mois).
De l'alarme au drone
Ainsi, la progression du client est elle aussi programmée : à la première box, il sait construire un microprocesseur pour fabriquer une alarme infrarouge à programmer avec son ordinateur. « Pas besoin d'outils, toutes les pièces sont fournies », précise Jonathan Trévier. À la deuxième box, c'est un bras articulé, à la troisième un robot à quatre pattes, la quatrième une voiture avec capteur ultrason, etc. « Pour les dernières box, nous allons lancer une moto, un aéroglisseur, et terminer par un drone », confie le dirigeant. Tous les robots sortent de l'imaginaire de Jonathan Trévier, qui a appris la programmation en totale liberté avec les cours en ligne gratuits de l'université de Harvard ! Une passion, simplement, pour ce diplômé d'une grande école de commerce nantaise, et qui a travaillé deux ans comme analyste financier dans la fusion-acquisition à travers l'Europe !
350 abonnés en six mois
Et la passion paie. Depuis avril 2016, date de la création de la SAS, 350 adeptes se sont déjà abonnés. Un très bon début pour la start-up qui a donc déjà réussi à lever 50 000 euros auprès de business angels, pour développer encore plus son concept et aller plus loin dans la démarche. « Nous les avons convaincus du potentiel », se réjouit Jonathan Trévier, qui n'a pour ainsi dire pas investi un centime dans la création de sa société ! Il a acheté ses imprimantes 3D (qui servent à la fabrication des pièces) avec ses premières commandes...
Déjà rentable
Robobox va d'ailleurs être rentable dès cette année, avec un prévisionnel à 80 000 € de CA. De quoi envisager des embauches (au moins deux stagiaires à plein temps dès janvier 2017). « Après, cela devrait être exponentiel », espère le jeune dirigeant breton.