Apiterra : LE CREATEUR Des ruches sur le toit des entreprises
# Industrie # Création d'entreprise

Apiterra : LE CREATEUR
Des ruches sur le toit des entreprises

Pour lutter contre la disparition des abeilles, Apiterra aide les apiculteurs à reconstituer leurs cheptels. Il fait aussi appel à la responsabilité des entreprises.





Les créateurs

Le producteur d'essaims d'abeilles Apiterra est né en avril2010 du projet de trois associés dont un Angevin, Ronan de Kervenoael. Suite à la lecture d'un article sur les phénomènes de disparition brutale des abeilles un peu partout dans le monde (baptisé «Colony Collapse Disorder»), l'ancien directeur commercial et marketing d'Imperial Tobacco et Arnaud Lacourt, fondateur d'une société spécialisée dans les solutions de communication digitale, décident de s'attaquer à ce fléau. Les deux hommes se tournent alors vers Nicolas Géant, dirigeant de la société Nicomiel. Plus connu pour être «l'apiculteur des toits de Paris», avec ses installations de ruches pour des grands noms comme La Tour d'argent, Louis Vuitton, EDF...




Le concept

«Sans abeille, 35% de ce qui est dans notre assiette disparaitraît : une grande partie des fruits et légumes qu'elles pollinisent, ainsi que les produits qui en sont dérivés, répète à l'envi Ronan de Kervenoael. En France, le taux de mortalité atteint 30 à 40% en moyenne chaque année. Les Européens, les Américains et les Chinois connaissent le même problème.» En cause, les traitements, le manque de fleurs, l'arrivée du frelon asiatique, les reproductions excessives d'espèces qui affaiblissent les défenses des abeilles, sans oublier les maladies... Outre l'élevage, Apiterra a décidé de s'engager dans la recherche. La société a lancé avec l'Inra une étude sur la résistance au varroa, un parasite particulièrement néfaste pour l'insecte. Et travaille en parallèle sur la nutrition animale de l'abeille avec la société angevine Nova-Flore.




Le marché

Apiterra vise les marchés français, belge, suisse, italien et espagnol. Sa cible: les apiculteurs et les particuliers sensibilisés par la question. Plus atypique, la fourniture et l'entretien des ruches pour les collectivités locales et sociétés qui souhaitent communiquer autour de la protection de l'environnement. À la campagne comme en ville, sur les toits, parkings et espaces verts. À Angers, trois ruches vont ainsi être installées le mois prochain dans les jardins du conseil général, qui en équipera ensuite son château du Plessis-Macé. Pour mener ses actions Apiterra s'appuie sur un site e-commerce et vient d'ouvrir un point de vente dans les Yvelines. Une fois son parc d'élevage développé, l'objectif sera d'attaquer le marché de la pollinisation des cultures agricoles. «Un secteur extrêmement artisanal et peu structuré, dont le marché est peu concurrentiel», commente Ronan de Kervenoael.




Les perspectives

Déjà dotée de 1.300 ruches, Apiterra vise les 3.000 d'ici à la fin de l'année en Espagne, en Italie, dans le Sud et l'Ouest de la France (dont dans le Chemillois). L'entreprise souhaite travailler sur tout l'ouest de l'Anjou, qui devrait accueillir un tiers des 40 emplois espérés d'ici à cinq ans. Le CA prévisionnel devrait quant à lui avoisiner les 300 à 400 K€ pour le premier exercice.

Apiterra



(Angers) www.apiterra.fr www.eurobeestock.com 06 13 83 56 81 @email

# Industrie # Création d'entreprise