Anne Lechaczynski a été décorée, le 9 février dernier, des insignes de Chevalier de l'Ordre national du Mérite par le secrétaire d'État aux PME Hervé Novelli. Récompense pour le parcours d'une femme engagée. Localement d'abord: membre de l'association Mamab, d'Andantino, du Club Mistral, du Club des Dirigeants de Sophia Antipolis, du Forum de l'Entreprise... La liste est longue. Politiquement, ensuite: «Cet engagement est avant tout professionnel. Mon propos est de donner au monde politique un regard juste du monde économique, des métiers d'art et du tourisme.» D'où lui vient cette conscience citoyenne? «De mes parents, assurément.» Issue d'une famille d'immigrés polonais et italiens, «on m'a toujours dit de ne compter que sur moi-même. De ne rien attendre des autres. D'abord, tu donnes, et après tu recevras». À cela s'ajoute un trait de caractère affirmé: «J'ai horreur de pester pour pester. Si quelque chose ne me convient pas, je m'engage pour le faire changer. Il faut être force de proposition, sans quoi vous êtes finalement responsable de la médiocrité constatée.» En 2000, Anne prend la présidence et son frère, Serge, la direction générale de la Verrerie de Biot, rachetée par leurs parents en 1973. Une entreprise artisanale et touristique au chiffre d'affaires consolidé de 4M€. En 2007 elle a été intégrée au Conseil des entrepreneurs qui apporte ses avis à Hervé Novelli.
La P-dg de La Verrerie de Biot ne compte plus ses casquettes. Qu'il soit local ou national, Anne Lechaczynski conjugue son engagement au féminin pluriel. Une femme affirmée pour qui les métiers d'art doivent s'ouvrir au tourisme pour rester pérennes.