Altexia : Le promoteur milite pour le Prêt locatif social
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Altexia : Le promoteur milite pour le Prêt locatif social

Le promoteur Altexia, à Strasbourg, appuie son développement sur les outils de défiscalisation mis en place par le gouvernement. Et cherche à redorer l'image du Prêt locatif social.

Le promoteur constructeur strasbourgeois Altexia* affichait en juin2009 un bénéfice de 2M€. Un chiffre doublé en 3 ans. Ces bons résultats, son dirigeant, Jean-Pierre Coupermant, les attribue à une excellente maîtrise d'oeuvre externalisée, mais aussi et surtout à la petite taille de sa société, «qui nous permet de nous différencier par notre réactivité et la bonne connaissance de dispositifs comme le Prêt locatif social (PLS), machine administrativement assez lourde que nous savons gérer en interne.Nous avons été parmi les premiers en Alsace à exploiter cet outil», signale-t-il.




Un prêt mal aimé

Dans le contexte actuel, celui-ci fait de ce dispositif une des cartes de son développement. «Pendant les trois premiers mois de la crise, nous n'avons réalisé aucune transaction. Il fallait rassurer. Nous avons profité de cette période pour reprendre en main nos process commerciaux, soigner notre communication, et exploiter les outils de défiscalisation en cumulant les lois Borloo et Scellier, et le PLS». Un prêt déjà ancien, accordé aux investisseurs immobiliers souhaitant louer leur bien (voir détail du dispositif en encadré). «Il était jusqu'alors très peu exploité, sauf par les bailleurs sociaux, et n'avait pas bonne réputation auprès des gestionnaires.» On disait notamment que les logements loués en PLS vieillissaient mal et étaient difficiles à revendre. Si les loyers sont plafonnés, «ils ne sont en moyenne que de quelques dizaines d'euros inférieurs aux loyers classiques. 80 à 90% des locataires candidats sont en dessous du plafond de ressources exigé» estime Jean-Pierre Coupermant.




Augmenter les quotas

Afin de prouver à ses partenaires et clients - notaires, experts-comptables, gestionnaires patrimoniaux, banquiers... - les vertus du PLS nouvelle génération, le promoteur a organisé une réunion d'information fin juin, qui sera réitérée à l'automne. La gestion des dossiers d'attribution des PLS revient dans le département à la CUS (via la DDE) et au conseil général. Le quota étant plafonné, dans un premier temps, à 100 PLS par an pour les promoteurs de la CUS et 100 pour le reste du département. Ce chiffre limité désole Jean-Pierre Coupermant qui a déjà pour cette année 35 dossiers à l'étude à la CUS. «En 2008, tous promoteurs confondus, nous avons dû réaliser le plus grand nombre de PLS de la CUS» estime le dirigeant qui souhaiterait que les quotas soient revus à la hausse, d'autant que de plus en plus de ses confrères proposent à leur tour cet outil à leurs clients.




*Activité de promotion immobilière de la société Sojuor, à la tête de quatre agences Century 21 affiliées (les deux dernières, à Lingolsheim et Schiltigheim ont été ouvertes en mai et juillet).

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