Après plusieurs mois de négociations secrètes, le Finlandais Nokia a absorbé, dans le cadre d'une fusion complète, Alcatel-Lucent. Le site de Lannion et ses 700 salariés sont pleinement concernés.
Une fusion nécessaire
Cette opération, menée par l'ancien leader de la téléphonie mobile, devenu équipementier télécom, signe la fin d'un long calvaire pour le groupe franco-américain d'équipements télécoms. En 2006, Alcatel et Lucent fusionnaient en effet pour donner naissance à Alcatel-Lucent. Six ans plus tard, avec Michel Combes à sa tête, ancien DG du leader britannique des télécoms Vodafone venu à la rescousse d'un groupe à l'agonie, Alcatel-Lucent était contraint de gager ses brevets pour emprunter et survivre. En 2013, le plan de redressement " Schift " est lancé. Ce plan d'économies, d'un montant de 830 millions d'euros, devait lui permettre d'économiser 1 milliard d'euros par an à partir de 2015.
Une belle valorisation
Rajeev Suri et Michel Combes, les deux dirigeants de Nokia et d'Alcatel-Lucent ont apporté des garanties à l'État français en matière d'emploi. La fusion valorise le groupe de télécom à 15,6 milliards d'euros. Les deux conseils administration ont approuvé les termes de la transaction. Celle-ci devrait être finalisée au premier semestre 2016. Nokia détiendrait 66,5 % du capital et Alcatel Lucent 33,5 %. Le nouvel ensemble s'appellera Nokia Corporation. Son siège sera en Finlande mais avec une forte présence en France assurent les deux acteurs.
La R & D confortée
Dans un communiqué Nokia indique qu'il attend que la France devienne un centre névralgique du nouvel ensemble notamment en matière de R & D, l'une des spécialités du site trégorrois. Alcatel Lucent compte aujourd'hui 8.000 salariés sur le territoire français.
La fusion est désormais officielle entre Nokia et Alcatel Lucent. L'opération valorise le groupe de télécom franco-américain à 15,6 milliards d'euros.