Acerde : Une usine pour fin 2010
# Industrie # Investissement

Acerde : Une usine pour fin 2010

Toutes les conditions sont réunies pour la construction d'une usine Acerde qui produira un millier d'anodes en 2011. Seul le lieu n'est pas encore déterminé...

Levées de fonds (environ 800.000€ cumulés), prêt bancaire, dépôt de brevet, carnet de commande assuré: tout est prêt pour passer au stade de la production industrielle. «Je cherche le lieu idéal pour optimiser l'investissement d'une usine de 1.500m² qui créera 25 emplois d'opérateurs et d'agents de maîtrise», explique Didier Pique, P-dg d'Acerde, sigle inversé de Dépôts céramiques avancés. Son coeur de métier? Proposer des services de tests à haute température pour les revêtements et les matériaux de demain. «J'ai observé la limite du silicium en tant que substrat et j'ai recherché des pistes technologiques permettant d'élaborer l'aluminium de nitride utilisé dans le monde de la microélectronique en tant que wafers», indique-t-il. Dans ses cartons, la technologie ?High Temperature Chemical Vapor Deposition? (HTCVD), ce qui signifie qu'Acerde maîtrise les technologies de déposition sous vide à très haute température (de 1.600 à 2.100 degrés) utilisées pour tester des revêtements de tungstène et ses alliages, de nitrure de bore ou d'aluminium de nitride, et de carbure de silicium. Les échantillons obtenus permettent de valider de nouveaux matériaux pour de nombreuses applications militaires, aérospatiales, médicales, environnementales,etc. Les fours réacteurs sont fabriqués sur mesure en fonction des besoins de l'application.




Des diodes UV pour purifier l'eau et l'air

Après quinze années passées dans l'industrie des semi-conducteurs chez l'américain Applied Materials, ce docteur en métallurgie décide de créer son entreprise en avril2006. Son projet a pris ses sources à l'Institut national polytechnique de Grenoble (INPG) au laboratoire Simap, spécialisé dans l'ingénierie des matériaux. L'INPG Entreprise fait d'ailleurs partie des actionnaires de l'entreprise aux côtés de partenaires privés. La SAS implantée à Meylan et à Crolles s'est également positionnée sur le marché prometteur des diodes à émission ultra-violette, qui viendront remplacer la technologie des lampes à vapeur de mercure. Elle travaille à la mise au point de diodes UV qui s'intégreront dans des systèmes de purification de l'air et de l'eau, en s'appuyant sur le CEA-Léti pour la recherche, et les fabricants de diodes pour le volet industriel. «Ces lampes ultra-violettes auront une durée de vie très longue, mais elles ne seront opérationnelles que d'ici cinq à dix ans. Aujourd'hui, par exemple, un grand nombre de lampes à mercure utilisées dans les stations d'épuration d'eau est jeté tous les ans. Un gaspillage catastrophique pour l'environnement», constate Didier Pique. La recherche engagée sur le nitrure d'aluminium devrait aider la société à attaquer ce formidable marché de la purification d'eau et d'air.

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