Occitanie

Piloter son entreprise

Coronavirus : Ethics Group crée des concertations pour réfléchir à l'après crise

Par Fleur Olagnier, le 29 avril 2020

Ethics Group propose des séances de concertation en visioconférence, ouvertes à toutes les ETI, PME, PMI et TPE du territoire. Objectif : trouver des solutions pour garantir l'équilibre des entreprises après la crise du coronavirus, en modifiant, comme le prône le cabinet de conseil depuis sa création en 1996, les modèles économiques et sociaux. Plusieurs dizaines de sociétés ont déjà répondu à l'appel.    

Thierry Pedeloup, président d'Ethics Group, lors du lancement de l’appel solidaire à l’intelligence collective des entreprises du territoire, qui a réuni à distance une cinquantaine d’acteurs économiques.
Thierry Pedeloup, président d'Ethics Group, lors du lancement de l’appel solidaire à l’intelligence collective des entreprises du territoire, qui a réuni à distance une cinquantaine d’acteurs économiques. — Photo : Ethics Group

Depuis plus de 20 ans, Ethics Group (110 salariés ; CA 2019 : « plus de 15 M€ ») accompagne les entreprises dans la transformation de leurs modes de fonctionnement économiques et sociaux. Aujourd’hui, dans le contexte de la crise sanitaire mondiale du coronavirus, le message du cabinet de conseil fait d’autant plus sens. Ethics Group lance donc, à partir de cette semaine et en visioconférence, des « créneaux d’intelligence collective » (voir www.appelsolidaire2020.com) pour inviter les entreprises d’Occitanie et même de plus loin, à échanger et trouver des solutions concrètes pour l’après crise.

« On endette des entreprises qui souffrent déjà »

« La plupart des ETI, PME, PMI et TPE ont perdu entre 20 et 80 % de leur chiffre d’affaires, constate Thierry Pedeloup, président qui anime les séances de concertation depuis le tiers-lieu d’Ethics Group à Blagnac. L’État gère en ce moment la crise dans l’urgence, en endettant avec le PGE des entreprises qui souffrent déjà et vont perdre des capacités de remboursement. Même pour les plus gros le marché ne repartira pas immédiatement. Notre but, lors des concertations, est donc de réfléchir ensemble à des solutions sur le long terme ».

Plusieurs dizaines de société ont répondu à l’appel du cabinet de conseil, comme Actia, Alain Bonadei, Arcys, AWG, Cité de l’Espace, CLS, Club Réussir, DigiKare, Gisaïa, IPPON, Kinéis, LabSoft, Miage Toulouse, Nexio, People Vox, Powo, PPCM, Samares Engineering, Scopelec, STV Avocats, Sygnatures, TBAménagement ou encore Uneed. Lors de la première concertation le mardi 28 avril, différents points ont déjà été mis en évidence par la cinquantaine d’acteurs présents, tels que les bienfaits du travail collaboratif à distance ou la chaîne de solidarité entre les sociétés dans certains secteurs. Des concepts que les participants vont chercher à instaurer chez eux de manière pérenne.

Relativiser ses difficultés

Laurent Blondon, directeur de l’agence toulousaine d’Ippon Technologies (400 salariés ; CA 2019 : 40 M€), a notamment participé à la première concertation. L’entreprise n’est pas cliente d’Ethics Group, mais la nécessité d’avoir une réflexion sur des modes d’organisation plus solidaires et plus humains a attiré le dirigeant. « On peut être passif et constater les répercussions de la crise ou bien essayer d’agir. Je pense que le brainstorming proposé est utile pour mettre en avant de nouvelles opportunités. Le point très intéressant est aussi la diversité des secteurs des entreprises participantes. En tant qu’entreprise du numérique, cela permet de relativiser nos difficultés par rapport à d’autres… »

Une des thématiques abordées lors de cette première visioconférence concerne le télétravail. « Nous avons des clients qui étaient réticents et ont dû basculer du jour au lendemain en travail à distance, raconte Laurent Blondon. La prise de conscience que cela fonctionne malgré des conditions par toujours optimales car improvisées - enfants, absence de bureau… - est très riche d’enseignement. Ce sont des sujets qu’il faut aborder au sein de nos propres entreprises ».

Depuis le début de la crise sanitaire, Ethics Group travaille de manière totalement en digital. Malgré l’arrêt de certaines missions, le cabinet de conseil utilise le temps pour imaginer de nouvelles initiatives, comme cet appel solidaire.

Thierry Pedeloup, président d'Ethics Group, lors du lancement de l’appel solidaire à l’intelligence collective des entreprises du territoire, qui a réuni à distance une cinquantaine d’acteurs économiques.
Thierry Pedeloup, président d'Ethics Group, lors du lancement de l’appel solidaire à l’intelligence collective des entreprises du territoire, qui a réuni à distance une cinquantaine d’acteurs économiques. — Photo : Ethics Group

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail