Maine-et-Loire

Plasturgie

Les films de Trioplast emballent un public international

Par Olivier Hamard, le 19 octobre 2018

Filiale d’un groupe suédois, Trioplast (Maine-et-Loire) est spécialisée dans la production de films agricoles, destinés à l’ensilage, l’enrubannage ou au secteur maraîcher. Un marché de niche en pleine croissance avec une exportation en hausse dans des pays en développement.

Trioplast fabrique depuis 50 ans à Pouancé des films plastiques pour l'agriculture et exporte 70% de sa production. — Photo : Olivier Hamard JDE

Nichée à la sortie de Pouancé, une bourgade du Maine-et-Loire située aux portes de la Bretagne, Trioplast produit des films en plastique pour le secteur de l’agriculture. Un secteur en pleine expansion, dans lequel les avancées technologiques font la différence et où l’environnement est un souci constant.

Il y a 50 ans cette année que Trioplast produit des films en polyéthylène utilisés dans l’agriculture pour la conservation de l’alimentation des animaux ou pour le secteur maraîcher. Depuis 1999 filiale d’un groupe suédois de 1 300 personnes, l’entreprise de 110 salariés est l’un des 10 plus gros exportateurs du Maine-et-Loire. « Nos produits partent principalement en Europe, Irlande, Angleterre ou Russie, précise Thierry Gaucher, directeur général de Trioplast. Mais nous sommes aussi présents en Australie, Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud. Nous avons actuellement un technicien en Algérie, où le marché augmente aussi. Sur les 50 millions d’euros de notre chiffre d’affaires, 35 millions sont réalisés à l’export, ce qui représente 70 %. Le groupe est aujourd’hui le leader européen sur cette activité. »

40 % des films fabriqués à base de plastique recyclé

À Pouancé, en plus de l’activité de production, Trioplast a installé son service recherche et développement pour les films destinés à l’ensilage. Permettant d’optimiser la récolte, ils sont souvent conçus en collaboration avec les fabricants de machines agricoles, comme avec l’unité sarthoise du groupe allemand Claas. Ils connaissent aujourd’hui une utilisation croissante, liée à une volonté d’autonomie des élevages en alimentation animale.

Thierry Gauchet espère ouvrir une troisième ligne dédiée au retraitement des plastiques pour travailler avec encore plus de matière recyclée. - Photo : Olivier Hamard JDE

Une problématique qui ouvre le marché à toute la planète et une préoccupation environnementale qui en induit une autre : la réutilisation des matières premières. Depuis plusieurs années, l’entreprise de Pouancé, qui fabrique un tiers des films étirables pour le groupe Trioplast, recycle le plastique dans sa production : « C’est une activité de plus en plus importante, confirme Thierry Gauchet, puisque 40 % de nos films sont fabriqués totalement ou en partie avec des matières premières recyclées. Nous en utilisons entre 9 000 et 10 000 tonnes chaque année, et nous essayons d’augmenter les proportions. Nous allons d’ailleurs postuler pour une troisième ligne de traitement des plastiques. »

Trioplast, qui investit chaque année entre un et trois millions d’euros sur son site de Pouancé et produit 25 000 tonnes de films plastiques, automatise aussi de plus en plus sa production, dans une usine qui fonctionne sept jours sur sept sans interruption. Et, bien qu’installée loin des grandes villes, au milieu de l’axe Angers-Rennes, l’entreprise ne peine pas particulièrement à recruter : « L’aspect international de notre activité est attractif, affirme Thierry Gauchet. La culture scandinave du groupe apporte aussi plus d’autonomie aux salariés et nous avons supprimé des niveaux hiérarchiques. Aujourd’hui, la grande majorité de l’effectif est masculine, mais nous avons aussi pour objectif de le féminiser, quels que soient les métiers exercés. »

Trioplast fabrique depuis 50 ans à Pouancé des films plastiques pour l'agriculture et exporte 70% de sa production. — Photo : Olivier Hamard JDE

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