Agroalimentaire

Le groupe volailler LDC prêt à croquer le breton Ronsard

Par Cédric Menuet, le 28 mai 2020

Le groupe volailler sarthois LDC confirme son intention d’acquérir Ronsard, filiale de la coopérative bretonne Eureden. Un rapprochement qui s’inscrit pour LDC dans sa stratégie de reconquête du marché des volailles importées.

Basé à Bignan (56), le groupe Ronsard compte six sites de transformation de volailles en Bretagne, Aquitaine, Bresse et Orléanais.
Basé à Bignan (56), le groupe Ronsard compte six sites de transformation de volailles en Bretagne, Aquitaine, Bresse et Orléanais. — Photo : Google street view

LDC poursuit ses emplettes. Après avoir picoré en Belgique et en Hongrie au cours de l'exercice 2019-2020, le volailler sarthois annonce à présent son entrée en négociations exclusives avec le groupe coopératif breton Eureden en vue de l’acquisition de sa filiale Ronsard. Numéro 4 du marché français de la volaille, le groupe de Bignan (56) emploie 775 salariés sur ses six sites français, totalisant ainsi 160 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019. Eureden, née l’an dernier de la fusion des coopératives Triskalia et Groupe d’aucy, souhaitait en effet se séparer de ses activités de transformation de volailles, en privilégiant un acteur français du marché. En choisissant le leader national, Eureden obtient que celui-ci se fournisse auprès des éleveurs de la coopérative et conserve l’ensemble des effectifs de Ronsard. Soumise à l’autorisation préalable de l’Autorité de la Concurrence, l’opération devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.

LDC à la reconquête du marché national

Fort de 4,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, LDC pose ainsi un jalon supplémentaire dans sa stratégie de reconquête du marché des volailles importées. Sur ce volet, le groupe s'était d'ailleurs renforcé avec la reprise en Mayenne des Volailles Rémi Ramon. Car face à des acteurs de la restauration hors-domicile et de l’industrie qui se fournissent massivement à l’étranger, le Sarthois entend jouer les coqs en s’appuyant sur sa filiale morbihannaise Société bretonne de volaille (SBV), avec laquelle a été lancé la marque Poule et Toque, dédiée aux professionnels. Le rapprochement avec Ronsard devrait donc permettre à SBV de renforcer son offre en volailles locales et produits élaborés sur ce créneau.

Bignan préféré à Châteaulin

L’acquisition de Ronsard va également s’accompagner d’un investissement dans l’outil de production. LDC annonce en effet la construction à horizon 2023 d’un nouveau site d’abattage et de découpe de volailles à Bignan. Une décision qui met du plomb dans l’aile au projet de création d’un nouvel abattoir à Châteaulin (29), annoncé en 2018 lors de la reprise du groupe Doux. LDC n’abandonne pas pour autant ce dossier, indiquant que celui-ci est « suspendu, le temps de réaliser l’investissement à Bignan et de s’assurer de l’équilibre financier de ce dernier. » Un projet chiffré à l’époque à 55 millions d’euros et bénéficiant de 15 millions d’euros d’aide de la Région Bretagne, qui confirme son accord de principe quant à ce financement des futures installations de Châteaulin.

Basé à Bignan (56), le groupe Ronsard compte six sites de transformation de volailles en Bretagne, Aquitaine, Bresse et Orléanais.
Basé à Bignan (56), le groupe Ronsard compte six sites de transformation de volailles en Bretagne, Aquitaine, Bresse et Orléanais. — Photo : Google street view

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