Vendée

Industrie

Le vendéen K-Line imagine son futur près de Lyon

Par Adrien Borga, le 07 mars 2018

Le fabricant vendéen de fenêtres K-Line voit l'avenir de sa production en région lyonnaise où il vient de lancer sa nouvelle usine de 50 000 mètres carrés. Pour autant, la filiale du Groupe Liébot ne renie pas ses racines et finalise plusieurs investissements importants en Vendée.

Bruno Léger, directeur général de KLine et du Groupe Liébot, présente l'application mobile qui permet de vérifier si les ouvertures sont bien verrouillées. L'entreprise compte sur les objets connectés pour poursuivre sa croissance.
Bruno Léger, directeur général de KLine et du Groupe Liébot, présente l'application mobile qui permet de vérifier si les ouvertures sont bien verrouillées. L'entreprise compte sur les objets connectés pour poursuivre sa croissance. — Photo : Adrien Borga Le Journal des entreprises

« Les nouvelles usines K-Line seront à Saint-Vulbas (Ain), annonce Bruno Léger, directeur général de l'entreprise de menuiseries industrielles et de sa maison mère le Groupe Liébot. Les futures capacités de production de K-Line seront là-bas, mais les fonctions de siège et de support seront toujours en Vendée. » Un choix stratégique pour l'entreprise qui veut se rapprocher de ses nouveaux marchés situés dans la moitié Est de la France. « C'est ce qui motive notre décision. Ensuite, quand on considère le quasi plein emploi aux Herbiers et les difficultés à trouver du foncier, ça confirme la décision », explique la direction.

50 % de la production dans l'Ain

Pour l'heure, le patron vendéen estime que l'usine de Saint-Vulbas (une commune de l'Ain située à une quarantaine de kilomètres de Lyon) dont la production a démarré au début de l'année, doit représenter 50 % des capacités de production de K-Line, une fois le site lancé à plein régime. L'objectif de cette année est de produire 2 500 fenêtres par semaine sur ce seul site.

22 millions d'euros pour les sites vendéens

Pour l'agrandissement du siège aux Herbiers, l'entreprise a prévu une enveloppe de 15 millions d'euros. À cela s'ajoute un investissement de 7 millions d'euros pour étendre de près de 7 000 m² à son usine vendéenne et la porter à 16 000 m². « Nous avions besoin de plus de place pour installer de nouvelles lignes de productions qui fabriqueront une gamme de portes en aluminium haut de gamme qui sera présentée lors du salon Batimat en 2018. Il s'agit notamment d'un modèle de porte haut de gamme », détaille Bruno Léger.

400 recrutements programmés en 2018

Ces investissements ont des répercussions sur les recrutements. Près de 200 postes ont été créés par l'entreprise en 2017 et 400 postes en 2018 : 230 en Vendée et 170 à Saint-Vulbas pour faire monter l'usine en production. « Aux Herbiers, nous pérennisons de nombreux postes intérimaires », explique le dirigeant.

Croissance à deux chiffres

K-Line, qui revendique la place de premier fabricant de fenêtre en France, a réalisé 305 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017, soit une croissance de 13 % par rapport à 2016. « 2017 a été portée par la reprise de la construction d'immeubles neufs, confirme le directeur général de l'entreprise. La fin du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) a généré un gros afflux de commandes à la fin de l'année. Les marchés du neuf et de la rénovation évoluent favorablement en même temps ce qui est rare.  » En revanche, pour 2018, l'entreprise table sur une croissance un peu moins forte.

K-Line veut être un vendeur d'objets connectés

Pour poursuivre sa dynamique, K-Line mise sur les objets connectés en partenariat avec le groupe breton Delta Dore. L'entreprise vend depuis janvier un système « facile à poser et bon marché » destiné à contrôler, par le biais d'une application mobile, le bon verrouillage des portes et fenêtres dans la maison. « Notre ambition est que cet outil soit généralisé à l'avenir. Le démarrage est plutôt bon. Nous sommes déjà un vendeur d'objets connectés », s'enthousiasme Bruno Léger.

Bruno Léger, directeur général de KLine et du Groupe Liébot, présente l'application mobile qui permet de vérifier si les ouvertures sont bien verrouillées. L'entreprise compte sur les objets connectés pour poursuivre sa croissance.
Bruno Léger, directeur général de KLine et du Groupe Liébot, présente l'application mobile qui permet de vérifier si les ouvertures sont bien verrouillées. L'entreprise compte sur les objets connectés pour poursuivre sa croissance. — Photo : Adrien Borga Le Journal des entreprises

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