Vendée

Industrie

Le Groupe Atlantic poursuit sa conquête du monde

Par Jéromine Doux, le 13 mai 2019

Après l’Egypte, l’Ukraine, l’Autriche ou l’Angleterre, le groupe Atlantic, qui fabrique chauffages, chauffe-eau et autres solutions de confort thermique, vient de s’implanter en Géorgie, Thaïlande et Belgique. Le groupe vise désormais l’Inde. L’objectif : se rapprocher de ses clients internationaux et proposer des produits adaptés aux besoins locaux.

Fabrice Dahai, directeur du site de La Roche-sur-Yon du Groupe Atlantic
Fabrice Dahai, directeur du site de La Roche-sur-Yon du Groupe Atlantic — Photo : Jéromine Doux - Le JDE

« Nous réalisons environ deux à trois rachats par an et nous regardons beaucoup l’étranger. Aujourd’hui, le groupe détient 25 sites industriels dont onze en France. » Fabrice Dahai donne le ton. Celui qui vient d’être nommé à la tête du site de La Roche-sur-Yon, l’usine historique du Groupe Atlantic, qui fabrique chauffages, chauffe-eau et sèche-serviettes, énumère les projets internationaux du groupe.

En 2018, le leader français des solutions de confort thermique, qui réalise 1,85 milliard d’euros de chiffre d’affaires et compte 8 000 salariés autour du globe, a racheté la société belge ACV (80 M€ de CA, 300 salariés). Elle détient notamment une filiale américaine. Grâce à ce rachat, le groupe, présent en Ukraine, Angleterre, Autriche ou Égypte, a désormais un « orteil aux États-Unis », raconte le directeur du site vendéen.

Trois nouvelles usines à l’étranger

Dans le même temps, Atlantic a fait construire trois nouvelles usines à l’étranger, dont une à Koutaïssi, en Géorgie. « L’objectif était de se rapprocher des marchés russe, géorgien, arménien, azerbaïdjanais et kazakh », explique le dirigeant vendéen. Le groupe a investi 15 M€ pour la création de ce site.

Le fabricant de chauffage a également construit un site à Izmir, en Turquie, et à Rayong, en Thaïlande. « Nous avons aussi pris des parts dans une société russe et nous prévoyons de nous implanter en Inde », poursuit Fabrice Dahai. L’objectif : se rapprocher de ses clients internationaux et proposer des produits accessibles et adaptés aux besoins locaux. Car l’avantage concurrentiel du groupe est avant tout son large panel de produits.

20 millions d’euros investis à La Roche-sur-Yon

Mais si la croissance du groupe est tirée par l’étranger, les investissements se poursuivent en France. En plus des 23 M€ investis près de Lyon pour la construction d’une nouvelle usine de chaudières, 20 millions d’euros permettront bientôt à l’usine de La Roche-sur-Yon d’augmenter ses capacités de production. « Nous allons créer une seconde ligne de fabrication de chauffe-eau », précise le dirigeant, qui devrait, à terme, recruter 30 à 50 personnes supplémentaires. « Aujourd’hui, nous sommes 750 sur le site et environ 250 au siège, implanté à La Roche-sur-Yon également. »

Le groupe Atlantic, créé en 1968 par les ingénieurs, Paul Radat et Pierre Lamoure, appartient aujourd’hui toujours à ses deux familles. Chacune d’entre elles détient 49 % du capital. Les 2 % restants appartiennent à l’actuel PDG, Pierre-Louis François.

Et si le groupe investit autant, c’est parce que sa croissance est exponentielle. D’un milliard d’euros en 2015, son chiffre d’affaires devrait passer à 2 milliards en 2019. « Nous sommes les leaders français sur notre marché », assure Fabrice Dahai. Au niveau européen, en revanche, Atlantic a encore quelques places à gravir, puisqu'il reste derrière des groupes comme l’allemand Viessmann.

Fabrice Dahai, directeur du site de La Roche-sur-Yon du Groupe Atlantic
Fabrice Dahai, directeur du site de La Roche-sur-Yon du Groupe Atlantic — Photo : Jéromine Doux - Le JDE

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