Pays de la Loire

Industrie

E-Cobot et Tronico inventent des cobots mobiles de désinfection anti covid-19

Par Amandine Dubiez, le 11 juin 2020

Le groupe vendéen Tronico, fabricant de composants électroniques, s'associe à la PME nantaise E-Cobot pour développer des cobots mobiles de désinfection anti-covid. Les deux industriels se diversifient pour venir en soutien de la crise sanitaire. 

Le robot de désinfection a été testé dans un des restaurants du Puy du Fou qui vient de rouvrir ses portes.
Le robot de désinfection a été testé dans un des restaurants du Puy du Fou qui vient de rouvrir ses portes. — Photo : Ecobot-Tronico

La PME nantaise E-Cobot (2 M€ de CA, 43 salariés) et l’industriel vendéen Tronico (90 M€ de CA, 800 salariés) s’associent pour produire des cobots mobiles de désinfection des surfaces et de l’air. Ces cobots sont composés de la solution de désinfection par radiation UV-C du fabricant de composants électroniques Tronico, associée au cobot autonome Husky développé par E-Cobot. Capables de traiter une surface de 450 m² en une heure, ils permettent d’éliminer les virus, dont le Covid-19, et la plupart des bactéries jusqu' 99,99 %.

La solution est actuellement testée dans l’un des restaurants du Puy du Fou, qui vient de rouvrir, mais aussi dans des hôpitaux, Ephad, grande distribution et industrie.

Il aura fallu un mois et demi aux équipes des deux entreprises pour développer ce nouveau produit. L’idée est née dès le 16 mars, au tout début du confinement, entre les deux dirigeants nantais et vendéen. « Pendant le confinement nous avons fait zéro chômage partiel et maintenu nos 43 collaborateurs en activité. En plus des projets clients en cours, nos équipes se sont mobilisées sur le développement de ce nouveau produit. En un mois et demi, on a réussi à sortir un produit entièrement conçu et fabriqué en Pays de la Loire. C’est une belle performance », se félicite Sébastien Ecault.

Les dirigeants de Tronico et de E-Cobot espèrent vendre 20 cobots d’ici la fin de l’année et une centaine dans les prochains mois. « La désinfection UV permet d’éliminer plus de 600 virus, bactéries et champignons », explique Sébastien Ecault, PDG de E-Cobot.

S’unir pour se diversifier

Cette nouvelle activité devrait aider les entreprises à compenser la perte d’activité liée à la crise sanitaire. « Au milieu du confinement, nous avions une projection qui annonçait une perte de 50 %. À aujourd’hui, l’activité repart à la hausse dans des nouveaux marchés (agroalimentaire, la grande distribution et la santé), ce qui nous permet de rester positif sur les perspectives de fin d’année ».

« Le personnel de la grande distribution, des hôpitaux et des Ephad a aussi besoin de solution d’aide technologique pour contribuer à leur performance dans les périodes difficiles. La cobotique peut les aider à absorber la suractivité, à maintenir des activités et à assurer la distanciation physique », souligne le dirigeant. La crise ne remet pas en question son projet d’installer ses bureaux dans les prochains jours dans la zone d’activité Innovspace de Carquefou, à proximité de Vibracoustic, l’un de ses clients.

Pour Tronico, cette nouvelle activité répond aussi à une stratégie de diversification, engagée il y a 10 ans et à une volonté de produire ses propres produits. L’accessoire du cobot mobile de désinfection est ainsi développé sous sa nouvelle marque propre Tame-Care, spécialisée dans les technologies médicales, qui ambitionne de devenir un leader dans le monde des dispositifs médicaux électroniques.

Le robot de désinfection a été testé dans un des restaurants du Puy du Fou qui vient de rouvrir ses portes.
Le robot de désinfection a été testé dans un des restaurants du Puy du Fou qui vient de rouvrir ses portes. — Photo : Ecobot-Tronico

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