Nantes

Imprimerie

Témoignage Dévoré par sa PME, le patron de l'imprimerie Goubault part « en désintox »

Par Florent Godard, le 16 juillet 2019

À la tête de l’imprimerie qui porte son nom, Dominique Goubault se dit dévoré par sa PME de 45 salariés et débranche de moins en moins avec le travail. Aux grands maux, les grands remèdes : le dirigeant nantais est en train de faire une coupure de trois mois…

Dominique Goubault, PDG de Goubault Imprimeur
« Ce qu’on applique à nos salariés avec le droit à la déconnexion, il faudrait se l’appliquer soi-même en tant que chef d’entreprise. On vivrait mieux ! », assure le dirigeant nantais Dominique Goubault. — Photo : Lauren Kim-Minn

« Je suis devenu chef d’entreprise pour maîtriser mon destin. Et mon métier me rend heureux. Mais aujourd’hui, mon entreprise me dévore… Je commence à me laisser entraîner trop loin. J’atteins l’overdose de travail et d’informations à digérer. Mon entreprise fonctionne bien, pourtant. Je pourrais m’arrêter mais je n’y arrive pas ! Tout cela entre en contradiction avec l’objectif visé en choisissant cette vie d’entrepreneur…

Je m’aperçois que je bosse de plus en plus. Au fil du temps, on se lève plus tôt, on ramène du travail le week-end à la maison. D’autant plus facilement que les enfants sont partis pour leurs études… Un jour, on finit par répondre à un e-mail d’un client à 23h, même si rien n’indique qu’il s’agit d’une urgence.

« On est drogués au téléphone, aux mails, à Whatsapp »

Cet été, mon épouse et moi partons trois mois en bateau pour relier Nice à la Grèce. Ce voyage représente une cure de désintoxication, pour se déconnecter du travail. De digital detox aussi. Car on est totalement drogués au téléphone, aux mails, à Whatsapp, etc. Personnellement, si je suis deux heures sans recevoir de message, je me demande si mon téléphone marche encore. Tout cela nuit à ma santé et à ma famille. Ce voyage fera même du bien à l’imprimerie. J’en suis persuadé. Jusqu’ici, je décidais de tout. Mes salariés auront donc plus d’autonomie. En ne m’ayant plus sur le dos, moins bridés, je suis sûr que cela libérera les énergies ! »

Dominique Goubault, PDG de Goubault Imprimeur
« Ce qu’on applique à nos salariés avec le droit à la déconnexion, il faudrait se l’appliquer soi-même en tant que chef d’entreprise. On vivrait mieux ! », assure le dirigeant nantais Dominique Goubault. — Photo : Lauren Kim-Minn

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