Ubisoft (21 000 salariés et 2,3 Md€ de CA), le plus grand éditeur de jeux vidéo français, a récemment annoncé qu’il "examine régulièrement toutes ses options stratégiques" en réponse à des rumeurs de discussions avec Tencent, un géant technologique chinois. Ces discussions, rapportées par Bloomberg, le groupe financier américain, impliquent la famille Guillemot, fondatrice d’Ubisoft, qui détient une part significative de l’entreprise. Les deux parties envisagent plusieurs scénarios, y compris un rachat ou un retrait de la cote, ce qui a provoqué une hausse de l’action d’Ubisoft en Bourse.
Cette annonce survient dans un contexte difficile pour l’éditeur morbihannais, qui a perdu près de la moitié de sa valeur boursière au cours des douze derniers mois en raison de résultats décevants et de retards dans le lancement de titres majeurs comme "Assassin’s Creed Shadows". Ubisoft a précisé que son objectif reste de se concentrer sur sa stratégie actuelle, axée sur les jeux d’aventure en monde ouvert et les services de jeux en ligne. Toutefois, la direction a reconnu qu’elle informerait le marché si des décisions significatives étaient prises à l’avenir