352.000 articles vendus l'an passé, 25.000 guitaresécoulées, 25.000 instruments et accessoires ainsi que 50.000 partitions référencées: l'agglomération nantaise compte avec Woodbrass l'un des poids lourds de la distribution sur internet d'instruments et d'accessoires de musique. L'aventure entrepreneuriale de Christophe Chauvin a pourtant démarré à Paris, en 1999, à deux pas de la cité de la musique. Woodbrass y possède toujours un magasin de 690m². Faisant aussi office de siège social, celui-ci emploie quatorze salariés et réalise 5M€ de chiffre d'affaires. Mais c'est désormais à Saint-Herblain que le coeur de l'entreprise palpite. La direction et les services supports y sont installés depuis septembre2005. Mais surtout les équipes dédiées au e-commerce, qui constitue le véritable moteur de développement de la PME. L'implantation des activités internet à Nantes était à la fois motivée «par des raisons personnelles-ma femme est Nantaise-qu'économiques. Le mètre carré est moins cher qu'en région parisienne et cela nous permettait de nous rapprocher du premier distributeur indépendant d'instruments de musique de France, la société Algam, située à Thouaré-sur-Loire», se remémore Christophe Chauvin.
Les raisons de la croissance
Il y a quatre ans, l'entreprise a donc entamé avec trois collaborateurs son aventure nantaise. Ils sont désormais 40 à Saint-Herblain. Avec une activité en constante progression. Les raisons de cette belle croissance? Christophe Chauvin évoque d'abord l'essor naturel du web. «Nous sommes arrivés au bon moment, c'est-à-dire après la bulle internet et à l'époque où les gens commençaient à acheter en ligne. 25% des instruments et accessoires de musique se vendent aujourd'hui par ce biais. C'est énorme!», poursuit le dirigeant. Reste que dans ce marché en fort développement, Woodbrass a su faire les bons choix. Celui de la «qualité de service», avec des acheteurs spécialisés par famille d'instrument et un service de relation clients. «Nous ne sommes pas un catalogue en ligne, mais un magasin en ligne, c'est-à-dire avec des conseils, des conseillers avec notre call center, des têtes de gondoles, etc.», explique le P-dg de Woodbrass. Autres points forts de l'entreprise: d'importants moyens de communication mis en oeuvre (catalogues, pubs TV et radio, etc.) et une technologie Open Source, jugée «extrêmement performante, notamment au niveau du référencement naturel». Enfin, Woodbrass externalise sa logistique, confiée au Rennais Bretagne Services Logistiques.
Export et marque propre
Ce modèle économique permet à l'entreprise de dégager 20M€ de CA sur son dernier exercice (dont 15M€ issus du e-commerce) en s'adressant aussi bien au particulier (du néophyte au professionnel), qu'à des écoles de musique et des orchestres (Garde républicaine, Orchestre royal du Maroc, etc.). Malgré la crise, l'entreprise devrait enregistrer cette année une hausse de 20% de ses revenus. «Nous sommes quand même impactés, car si le nombre de commandes progresse de 40%, le panier moyen baisse, ce qui a des conséquences au niveau de la logistique et des marges», indique le P-dg. Pas de quoi en tout cas freiner les projets de développements. Au menu des prochains mois: le développement d'une marque propre, Eagletone, ainsi que des exportations (5% du CA aujourd'hui), notamment en Europe du Sud et en Allemagne, premier marché européen de la musique.
En quatre ans, Woodbrass est devenu l'un des leaders en France de la distribution d'instruments et d'accessoires de musique. L'entreprise compte 40 collaborateurs sur son site herblinois.